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La pénurie de carburants n’est visiblement pas à craindre. Le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM) a annoncé l’arrivée, prévue dans la soirée du 5 mai au port de Toamasina, du navire Torm Elise, transportant un volume total de 64 500 m³ de carburants.
Il s’agit, selon un communiqué du GPM, d’une cargaison comprenant de l’essence, du gasoil et du pétrole lampant.
Communication proactive
Une annonce qui rassure en tout cas, puisque ce sont des produits essentiels au fonctionnement de l’économie nationale et à la vie quotidienne de la population. « Cette livraison s’inscrit pleinement dans le programme d’approvisionnement mis en œuvre par nos membres afin de garantir la continuité de la distribution sur l’ensemble du territoire », précise le GPM. Une manière de mettre en avant « une mobilisation constante du secteur pétrolier pour répondre à la demande du marché et assurer un service régulier aux consommateurs, conformément aux engagements pris ». Cette cargaison arrive, en tout cas, à point nommé dans un contexte marqué par des inquiétudes récurrentes liées aux risques de pénurie. L’annonce de l’arrivée d’un volume relativement important vise à confirmer que les opérateurs maîtrisent la chaîne d’approvisionnement à court terme. Elle traduit également une volonté de transparence et de communication proactive pour maintenir la confiance des usagers et des acteurs économiques.
Vigilance accrue
On rappelle que, dans un souci de gestion rationnelle de l’approvisionnement en carburants en cette période de crise, le gouvernement a décidé de prolonger l’état d’urgence énergétique. Ainsi, si l’arrivée du navire constitue une réponse immédiate aux besoins du marché et permet de reconstituer les stocks et d’éviter des tensions visibles dans la distribution, la prolongation de l’état d’urgence énergétique traduit la persistance de fragilités structurelles. Une manière, en somme, pour les autorités de faire preuve d’une vigilance accrue face aux risques liés à la dépendance aux importations, aux contraintes financières, notamment en devises, ainsi qu’aux défis logistiques qui peuvent affecter la distribution sur le territoire.
R.Edmond.




