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dimanche, octobre 4, 2026
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Carburants : Les cuves du terminal pétrolier de Toamasina risquent d’être débordées

La capacité de stockage du terminal pétrolier sera mise à l’épreuve par cette double importation de gas-oil.

Les opérations de stockage des cargaisons de gas-oil importées simultanément par l’État, via la SPM, et par les opérateurs pétroliers dans le cadre de leur programme habituel, sont actuellement en cours, apprend-on de source portuaire.

Le chevauchement de ces deux cargaisons risque, selon les observateurs du secteur pétrolier, de mettre à mal les capacités de stockage du terminal pétrolier de Toamasina.

Embouteillage de carburants

On rappelle que l’État, à travers la State Procurement of Madagascar (SPM), a engagé une opération d’importation de gasoil, avec une cargaison annoncée de 64 000 tonnes métriques destinée notamment à la Jirama. De l’autre, le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM) avait déjà programmé ses propres importations dans le cadre du dispositif habituel d’approvisionnement du marché. Arrivées presque le même jour, à savoir le 12 août dernier, ces deux cargaisons, destinées par nature à réguler le marché pétrolier, risquent en effet de provoquer un embouteillage, non pas de voitures, mais plutôt de carburants. Selon nos informations, il serait difficile de parvenir à stocker, à temps, les deux cargaisons dans les cuves du terminal pétrolier du Grand Port. Une situation qui pourrait provoquer un autre problème de taille, lié aux coûts de séjour des bateaux de transport de ces gas-oils au niveau des quais du port de Toamasina. Ce, d’autant plus que l’on apprend l’arrivée prochaine d’une autre cargaison, cette fois-ci d’essence, importée également par la SPM.

Garage

En somme, au-delà de l’arrivée spectaculaire de ces deux cargaisons en une journée, le problème tient à une donnée moins visible : celle de la capacité des cuves disponibles à terre. La situation au niveau du terminal pétrolier de Toamasina pourrait ainsi donner l’image d’une entreprise qui possède un garage pouvant accueillir trois voitures, mais qui en possède six. Même si, pour ses besoins urgents, elle continue à acheter des véhicules pour constituer une réserve, il arrivera forcément un moment où le problème ne sera plus de savoir combien de voitures elle possède, mais où les garer. C’est, toutes proportions gardées, le risque qui se dessine aujourd’hui dans le secteur pétrolier. En somme, les navires peuvent arriver, les produits peuvent être disponibles, mais les cuves constituent un goulot d’étranglement. Le risque est d’autant plus sensible que les différentes opérations d’importation ne se substituent pas nécessairement les unes aux autres. L’importation effectuée par l’État répond à un objectif propre, notamment l’approvisionnement de la Jirama, tandis que les opérateurs pétroliers doivent continuer à assurer leur propre programme d’approvisionnement du marché. Le GPM avait précisément alerté, dès le 11 août, sur les conséquences potentielles de la réquisition des capacités de stockage. Le groupement estimait que cette modification du dispositif pouvait avoir des répercussions sur l’organisation et l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement, notamment en matière de stockage, de transfert et de distribution.

Coût logistique

Quoi qu’il en soit, une saturation des capacités de stockage ne signifie pas automatiquement une pénurie dans les stations-service. Mais elle peut perturber toute la chaîne logistique. Le carburant doit être déchargé du navire, stocké, puis transféré progressivement vers les différents dépôts et acheminé vers les régions. Les règles encadrant le système logistique pétrolier prennent d’ailleurs explicitement en compte le stockage et le transport massif du gasoil, du super carburant et du pétrole lampant. Si les capacités à l’arrivée sont insuffisantes, plusieurs scénarios peuvent alors se présenter : ralentissement des opérations de déchargement, attente des navires, réorganisation des transferts, utilisation de capacités alternatives, ou encore nécessité d’accélérer la distribution des stocks déjà présents afin de libérer de l’espace. Et dans cette équation, chaque jour supplémentaire peut avoir un coût logistique qui se chiffre en millions d’ariary. Face à la situation, l’on apprend que le dialogue a débuté entre l’État et les pétroliers.

R.Edmond.

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4 Commentaires

  1. Il suffit de revenir à la prise en main par l’état de ce secteur stratégique d’importations de carburants comme du temps de la SOLIMA et qu’on n’entendra plus ces requins du GPM  » pleurnicher  » !

  2. C est vraimment pitoyable de lire des propos aussi ineptes des uns que des autres,de l auteur de l article et a ses lecteurs , Sachez donc pour votre gouverne avant de debiter des aneries qu avant tout dechargement de produits, le gestionnaire sait la quantite de produit qu une cuve peut recevoir ; il y a des procedures a respecter autant pour l exploitant du depot que pour les autorites douanieres a respecter, Parler de risque de debordement est; donc une idiotie; Il aurait ete plus intelligent de demander a la Logistique Petroliere des explications avant de se lancer dans des speculations oiseuses proche du cervelet d un oisillon. Le vrai journaliste doit anticiper au lieu de jouer sur l etat d esprit de l heure qui imagine le pire avec ses mesinformations vehiculees par certains en vue de creer la psychose> Maturez vous un peu les ecouteurs de boniments !!!!

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