Tout le monde sait que l’action politique a pour but de conquérir, exercer le pouvoir mais surtout de s’y maintenir. Et cette dernière action devrait être la plus importante. Dans l’histoire politique contemporaine malgache depuis 1960 les pouvoirs successifs montrent que :
- Philibert Tsiranana a été président pendant 13ans,
- Didier Ratsiraka a été à la tête de l’Etat pendant grosso modo 23 ans,
- Marc Ravalomanana a été président pendant 7 ans,
- Andry Rajaoelina pendant environ 10 ans.
On peut dire qu’ils sont les détenteurs de longévité dans la conduite des affaires de l’Etat.
Depuis l’Indépendance, il y a 66 ans, peut-on dire qu’il y une une corrélation entre leur longévité et l’empathie avec le peuple ?
C’est-à-dire que les aspirations du peuple se reflètent-elles au regard de la durée d’un leader ? Ou ceux qui se sont maintenus le plus longtemps ont-ils leur bilan les plus élogieux aux yeux du peuple ?
En faisant abstraction des intrigues des alternances par la force ou non. On devrait s’approfondir plutôt pour quoi ils ont été évincés. Pour y répondre, Nicolas Machiavel, un des maîtres à penser dans l’art de gouverner peut nous éclairer quand il dit : « Faire le bien est plus dangereux que faire le mal ». C’est-à-dire qu’il est plus sûr d’être craint que d’être aimé si on ne peut être les deux.
Mal lui en a pris à Ravalomanana quand il a dit « Ny mahasoa aloha vao ny mahafinaritra ». Le peuple et les pourfendeurs du pouvoir ne veulent pas savoir que dans la vie politique et sociale les bonnes intentions ne suffisent pas toujours, il faut aussi tenir compte des résultats et du contexte. Donc avis aux futurs prétendants : « On ne peut pas toujours vouloir plaire » si l’on veut se maintenir au pouvoir.
M.Ranarivao




