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mardi, septembre 1, 2026
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Chronique de Mickey : Les arbres qui cachent les forêts

Bizarre, cette compétition, la Coupe du monde de football, où les nations, avec des équipes composées uniquement de leurs « ressortissants », se battent pour un trophée, pour un drapeau identitaire. Cependant, des commentaires vont bon train, traitant certains joueurs de mercenaires, seulement. Pratiques courantes, en vérité, partiellement, comme en athlétisme, où certains compétiteurs affirmés font l’objet de marchandages et changent de nationalité presque à la veille des grandes compétitions, notamment celles des Jeux olympiques. Combien de fois n’a-t-on pas vu, par exemple, des coureurs kenyans, éthiopiens, bons teints, devenir danois, finlandais, pour ne citer qu’eux. Et il semble qu’il y ait une certaine complaisance avec cette forme juridique de « nationalité sportive ». Et on fait croire que ces nations ont une tradition de la discipline en question. Le tour d’honneur brandissant le drapeau au vent fait fermer les yeux sur toutes les magouilles de l’immigration choisie.

Tandis qu’en football, la translation est plus subtile : des recherches généalogiques sont effectuées pour justifier une naturalisation qui n’aurait pas eu lieu sans cet empressement d’enrôler un maillon manquant pour avoir une équipe compétitive. Mais il faut avouer que ces équipes hybrides sont surtout le fait de petites nations sportives en quête de reconnaissance dans des compétitions mineures.

Cette Coupe du monde 2026 n’échappe pas aux critiques sur le statut véritable des joueurs des équipes dites nationales. La France d’abord, parce qu’elle est la meilleure entre toutes !!! Qu’est-ce qu’on n’a pas dit : la sénatrice paraguayenne n’en fait que l’écho. On dit de cette équipe qu’elle est, en vérité, africaine, en taisant qu’elle est composée de Français depuis leur existence, puisqu’ils sont, en grande partie, nés sur le sol français, un point c’est tout. Fustige-t-on aussi les Marocains pour une raison inverse ? Sait-on qu’ils ont vu le jour ailleurs qu’au Maroc, tous. Toutes les équipes européennes ont leurs « pions noirs » ; si on les remarque, cela ne relève que du racisme ou de l’ethnocentrisme. Heureusement que les légendes comme Kopa, comme Platini et tant d’autres, sont encore là pour rappeler que le monde et ses composantes changent.

M.Ranarivao

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