
Les 9 mois de refondation n’ont pas changé grand-chose en matière de climat des affaires. Pire, la prise de pouvoir par l’armée, qui a provoqué une inquiétude du côté des observateurs internationaux et qui a plutôt noirci l’image de Madagascar, a eu visiblement un impact négatif sur la notation de l’environnement des affaires.
En effet, malgré les efforts engagés pour améliorer le climat des investissements et les performances macroéconomiques régulièrement mises en avant par les autorités actuelles, Madagascar continue d’être considéré comme un pays à risque élevé par les organismes internationaux spécialisés dans l’évaluation du risque commercial.
Fragilités structurelles
La Coface, par exemple, maintient la Grande Île dans la catégorie C, une notation traduisant un niveau de risque élevé pour les transactions commerciales et les investissements internationaux. Selon l’organisme de notation, l’environnement des affaires à Madagascar demeure marqué par plusieurs fragilités structurelles. Les infrastructures restent insuffisantes, notamment dans les domaines du transport, de l’énergie et de la logistique. Ces contraintes augmentent les coûts de production et réduisent la compétitivité des entreprises. À cela s’ajoutent les difficultés d’accès au financement, la lenteur de certaines procédures administratives, l’insécurité juridique ressentie par les investisseurs ainsi que les défis liés à la gouvernance. Autant d’éléments qui alimentent la perception du risque auprès des opérateurs économiques étrangers.
Élément déterminant
La crise politique qui persiste n’est évidemment pas étrangère à cette notation négative, qui ne fait pas honneur au pays. Au-delà des facteurs économiques, la Coface estime également que l’environnement politique constitue un élément déterminant dans l’évaluation du risque pays. Les investisseurs internationaux accordent une importance particulière à la stabilité des institutions, à la prévisibilité des politiques publiques et à la sécurité juridique des investissements. Une perception d’incertitude politique peut ainsi influencer les décisions d’investissement, indépendamment des performances économiques affichées. Les entreprises recherchent avant tout un environnement leur permettant de planifier leurs activités sur le long terme avec un niveau de risque maîtrisé. En somme, à l’heure actuelle de la refondation, Madagascar demeure encore et toujours un pays non attractif. Avec ce que cela suppose de facteurs bloquants, comme l’incapacité des entreprises à honorer leurs engagements financiers ainsi que les risques susceptibles d’affecter les activités économiques. Décidément, cette transition ne devrait absolument pas dépasser les deux années annoncées au début, mais que certains tenants de la refondation semblent vouloir allonger.
R.Edmond.






On parle de cycle dans la vie politique malgache.
Je me suis dit que cette fois-ci on en sortira et que nous irons vers la démocratie mais mal m’en a pris.
Cette fois ci on peut affirmer que Mada ne s’en sortira jamais