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vendredi, octobre 2, 2026
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Climat : Le risque de chaleurs exceptionnelles multiplié par plus de cinq

Madagascar s’achemine vers une saison des pluies contrastée, avec une partie Sud-Ouest qui pourrait manquer de précipitations, tandis que d’autres parties du pays devraient connaître des conditions plus humides. Outre les précipitations, le risque de températures exceptionnellement élevées est multiplié par plus de cinq.

La chaleur pourrait être l’un des faits marquants de la saison 2026-2027. La déclaration du quinzième Forum de prévision climatique pour le Sud-Ouest de l’océan Indien (SWIOCOF-15), tenu en septembre aux Seychelles, prévoit des « températures supérieures à la normale durant les périodes octobre-décembre 2026 et janvier-mars 2027 ». Plus significatif encore, le risque d’enregistrer des températures exceptionnellement supérieures à la normale est « plus de cinq fois supérieur à la normale dans la région ». Des records pourraient ainsi être battus et la situation serait susceptible d’accentuer les besoins en eau et le stress hydrique, notamment lorsque la chaleur se combine à un déficit de pluie.

Deux. La lecture de la déclaration en question fait savoir que Madagascar ne devrait pas connaître les mêmes conditions d’une région à l’autre. D’octobre à décembre, les scientifiques prévoient des précipitations inférieures à la normale dans le Sud-Ouest et normales à inférieures dans le Sud-Est. Le Nord devrait, quant à lui, rester proche de la normale. À l’inverse, la partie Est et le Nord-Ouest présentent davantage de probabilités de recevoir des pluies normales à supérieures à la normale. Entre janvier et mars 2027, le Nord et l’Est conserveraient cette tendance plus humide, tandis que l’Ouest devrait connaître des conditions normales à déficitaires. Cette géographie rappelle que le phénomène El Niño ne signifie pas du tout « une sécheresse généralisée à Madagascar ». Le principal enjeu sera plutôt la coexistence de risques différents entre manque d’eau et stress agricole dans certaines zones, et pluies plus abondantes dans d’autres, sur fond de températures élevées. Le SWIOCOF-15 souligne toutefois le caractère probabiliste de ces perspectives saisonnières. Leur évolution devra être suivie à travers les prévisions et observations nationales au cours des prochains mois.

José Belalahy

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