
Le Conseil national des femmes de Madagascar (CNFM) a organisé un atelier, hier, à Ivato, en collaboration avec des parlementaires, visant à identifier les lois qui nécessitent une révision afin de renforcer la protection des femmes. La présidente du caucus genre à l’Assemblée nationale, Raby Tsavatsarah, a rappelé que « certaines dispositions sont obsolètes et doivent être adaptées aux enjeux actuels de santé, d’éducation et de protection sociale ».
Ratification
Parmi les priorités figurent la santé reproductive et la lutte contre les mariages précoces. Si l’interruption volontaire de grossesse reste interdite par la loi, un cadre légal encadré, appelé « arrêt médical de grossesse », pourrait être envisagé lorsque la vie de la mère est en danger, sous supervision médicale. Quant aux mariages d’enfants, les participants ont insisté sur le renforcement des sanctions contre les parents et les responsables administratifs qui autorisent ces unions afin de protéger efficacement les mineures. La ratification du protocole de Maputo a été fortement recommandée. Ce texte panafricain constitue un cadre essentiel pour la promotion des droits fondamentaux des femmes, incluant la santé, l’intégrité physique et l’égalité. Le CNFM souhaite que cette ratification serve de référence pour moderniser l’ensemble du dispositif légal malgache.
Nadia R.




