
« De 2019 à 2022, le régime n’a pas touché au code électoral et ce sera de même en 2023 », a indiqué Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la Culture, et non moins porte-parole du gouvernement, lors de l’émission Tsy ho tompon-trano mihono, sur les ondes de la Radio Nationale Malagasy, hier. Une réaction qui survient quatre jours après l’atelier pour la préparation d’une « concertation nationale » pour la réforme du code électoral organisée par les partis de l’opposition. L’offensive pour mener le régime à une éventuelle réforme du code électoral était lancée par le parti HVM avec Rivo Rakotovao. L’ancien président du Sénat et coordinateur du parti a martelé le besoin d’une refonte de ce code avant les échéances électorales de l’année prochaine. Le TIM et le RMDM ont, ensuite, successivement invité le régime à se diriger vers cette opération pour que les futures élections soient transparentes et acceptées par tous. Une invitation qui a été déclinée par Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo si l’on s’en tient à ses déclarations. « Les présidents successifs ont tous apporté des modifications au code électoral. Ce qui n’est pas le cas d’Andry Rajoelina qui a exprimé, lors de sa prise de pouvoir, qu’il ne toucherait pas à ce code », a-t-elle déclaré tout en déplorant que « ce sont ceux qui ont élaboré ce code qui veulent sa réforme maintenant ». Notons que c’est l’actuel code électoral qui a permis l’élection d’Andry Rajoelina en 2018.
Julien R.




