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vendredi, septembre 18, 2026
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Col Michaël, Rajaonarimampianina, Ravalomanana : Vers une alliance contre Andry Rajoelina

La rencontre à trois qui s’est déroulée lundi dernier au Palais d’Etat d’Iavoloha pourrait constituer un tournant décisif dans le processus de résolution de la crise politique actuelle.

Trois contre un

Une alliance visant l’exclusion de l’ancien Président Andry Rajoelina au processus de concertation nationale est en train de se préparer. Lundi dernier, la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar a publié, sur sa page officielle, la tenue d’une rencontre entre le Colonel Michaël Randrianirina et les deux anciens présidents Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina au Palais d’Etat d’Iavoloha. Une rencontre qui, selon le communiqué, a été initié par le PRRM pour discuter et échanger sur les affaires nationales, à défaut d’un Conseil constitutionnel. La communication de la Présidence n’a cependant révélé aucun détail sur les tenants et aboutissants de cette entrevue à trois. En tout cas, tout porte à croire qu’on s’achemine vers la naissance d’une alliance entre les tenants du pouvoir de la Refondation et les deux anciens présidents. Force est d’ailleurs de souligner que ces trois forces politiques, à savoir la Refondation, le Tiako I Madagasikara et le Hery Vaovao hoan’i Madagasikara entretiennent déjà une cogestion voire un Fiaraha-mitantana au sein du régime actuel dans la mesure où le TIM et le HVM disposent chacun des ministres au sein du Gouvernement Mamitiana Rajaonarison. Par ailleurs, de nombreuses figures et partisans de ces deux anciens partis au pouvoir occupent aussi des postes à responsabilités au sein du régime. L’objectif est clair. Former un front uni contre le président déchu Andry Rajoelina. Ce dernier pourrait être exclu de la concertation nationale et écarté définitivement du processus de sortie de crise, incluant l’élection présidentielle. Nul n’ignore pourtant qu’en étant le dernier président élu puis renversé du pouvoir par les manifestations de rue du mois de septembre – octobre 2025, le leader du TGV est l’un des principaux protagonistes et un acteur clé de la crise politique actuelle. Sa participation au processus, ainsi que celle de ses partisans, est donc indispensable pour que les conditions d’inclusivité et de consensualité soient remplies. D’ailleurs, il s’agit de l’une des exigences des instances internationales, à savoir la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC), l’Union Africaine et les Nations-Unies, pour donner de la crédibilité à la concertation nationale.

Champ libre

Depuis le début, les dirigeants de la Refondation réfutent catégoriquement l’implication d’Andry Rajoelina dans le processus. Cela explique le fait que le retrait de la nationalité malagasy de l’ancien président fut le tout premier décret signé par le Premier gouvernement du régime dirigé par le Colonel Michaël Randrianirina. Une décision visant clairement à diminuer voire réduire à néant les chances du numéro Un du clan Volomboasary de briguer un nouveau mandat présidentiel. Cette alliance que l’on peut, en quelque sorte, qualifier de contre nature n’est pourtant pas sans risque étant donné qu’en cas d’éventuelle « disqualification » d’Andry Rajoelina dans la course à la magistrature suprême, l’ancien président Marc Ravalomanana a plus de chance que ses deux alliés. D’autant plus que vu son âge, la prochaine Présidentielle constitue vraisemblablement sa dernière chance de revenir au pouvoir. De son côté, le Colonel Michaël Randrianirina ne cache plus ses ambitions présidentielles. Le fondateur du parti « Tiako I Madagasikara » déjà doté d’une base politique solide et d’un nombre important de partisans ne fera certainement pas machine arrière. Force est de rappeler que l’ex-Chef d’Etat et son parti, ont toujours occupé la deuxième place durant les dernières échéances électorales qui ont été organisées récemment dans le pays, notamment la présidentielle et les municipales. Lors du second tour de la présidentielle de 2018, Marc Ravalomanana a obtenu 44,34% des voix contre 55,66% pour Andry Rajoelina. En 2023, Siteny Randrianasoloniaiko n’a pas fait le poids face à Andry Rajoelina, en obtenant 14,39% contre 58,96% pour le candidat du TGV. En cas d’absence de son éternel adversaire, le numéro Un de l’Empire Tiko pourrait donc, cette fois ci, très largement gagner la première place. A moins d’un deal pour laisser le champ libre à Marc Ravalomanana, cette « alliance » pourrait encore réserver… des surprises.

Davis R

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3 Commentaires

  1. Il raconte quoi ce journaleux avec son torchon ? Rainilainga n’échappera pas à l’emprisonnement à Imerintsiatosoka dans le geôle  » manarapenitra  » !

  2.  » Vers une alliance contre Rajoelina  » et quoi encore !!! On veut montrer avec ce titre que Rajoelina est victime ?
    Qu’est ce qu’on a à s’occuper de cette personne arrivée au pouvoir par un coup d’état , a emmené le pays dans une pauvreté sans nom , exfiltré .

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