
D’un quartier à l’autre de la capitale malgache, les ordures se jonchent. Du côté d’Analakely, entre les arcades, pas loin du bâtiment dédié au ministère de la Communication et de la Culture, un îlot d’ordures s’est formé. Pareillement du côté de la cité Ambohipo où un pan entier de la rue s’est transformé en bac à ordures. Les ordures sont partout mais à en croire la Société municipale d’assainissement (SMA), ce ne sera plus pour longtemps. En effet, les collectes d’ordures auraient « repris après trois jours de suspension ». À en croire cet organisme, « un terrain d’entente a été trouvé entre les responsables et des éboueurs grévistes ». Il conviendrait de noter que le paiement d’un mois d’arriéré de salaire était le motif de la cessation des activités des éboueurs de la SMA. Entre-temps, et face aux montagnes d’ordures, les questions ont commencé à fuser du côté de la population tananarivienne. Mais que fait la Commune urbaine d’Antananarivo ? Aime-t-on lancé. Une question à la fois légitime et non lorsque l’on y pense bien. Légitime parce que c’est la Commune urbaine d’Antananarivo, via la société municipale d’assainissement (SMA) qui doit assurer ses responsabilités, ses rôles et ses missions. Non légitime lorsque l’on sait que « la majorité des déchets qui s’accumulent dans la Capitale ne viennent pas de ses propres habitants mais des personnes issues des communes périphériques qui y viennent pour travailler dans la journée et repartent chez elles, dans leurs communes respectives, la nuit tombée ». Quoi qu’il en soit, la responsabilité de « garder Antananarivo propre » relève aussi bien de la Commune, des Tananariviens que de ceux et celles qui y vont et viennent.
José Belalahy




