L’intention du FFKM à organiser prochainement une réunion de toutes les forces vives afin de discuter de la conjoncture actuelle mais également de l’avenir proche du pays a créé diverses réactions au niveau des états-majors politiques. Si le parti au pouvoir semble très réticent, les partis de l’opposition sont bien engagés et s’organisent déjà afin que cette concertation se tienne.
Sine die ! Le Conseil des Églises chrétiennes de Madagascar ou FFKM a affiché tout récemment son souhait de réunir toutes les forces vives de la nation autour d’une table afin de discuter de la conjoncture actuelle mais surtout de trouver des solutions aux différents problèmes que la Grande Île traverse depuis quelques mois. Si la date et le lieu où cette rencontre devrait se passer restent encore incertains, cette initiative a suscité de vives réactions au niveau de différents état-majors politiques. Le Malagasy Tonga Saina (MTS) de Roland Ratsiraka a en effet indiqué hier son intérêt et s’organise déjà pour sa participation à cet événement sine die. Le Malagasy Miara Miainga (MMM) de Hajo Andrianainarivelo, quant à lui, a signalé la nécessité de cette rencontre si elle prévoit des discussions sur les futures élections. « Cela aurait dû se faire en 2017 et le MMM sera présent si c’est pour discuter des futures élections mais non pour le partage de siège« , a signalé Laurent Ramaroson hier en voulant rester fidèle aux déclarations de Hajo Andrianainarivelo ce samedi à Fianarantsoa.
Refondation. L’un des points que les responsables du FFKM ont soulevé concerne la refondation de la nation. Afin de parvenir à cet objectif, différentes thématiques seront à l’ordre du jour durant cette éventuelle réunion. Les questions sur l’éducation, la sécurité, les problèmes fonciers ou encore celles liées à la justice seront particulièrement abordées, souligne notre source proche du dossier. Laza Razafiarison, ancien candidat à la dernière présidentielle et numéro un du parti Rassemblement des Citoyens Responsables ou RSR, a souligné tout récemment sur sa page Facebook que c’est un passage obligatoire, et que la refondation reste la seule voie pour le salut de Madagascar.
Crises politiques. Cette initiative n’est pas vue d’un bon œil du côté du pouvoir. Si l’ensemble de la classe politique réclame la nécessité d’une concertation nationale ou bien d’une réunion pour pouvoir trouver des solutions aux différents problèmes qui ont marqué depuis des mois la vie politique, mais surtout sociale et économique du pays, les tenants du pouvoir n’ont cessé de clamer qu’il n’y a pas de crise politique à Madagascar. Dernièrement, la porte-parole de la Présidence, Lova Ranoromaro, c’est-à-dire le président de la République Andry Nirina Rajoelina, a réitéré que Madagascar ne se trouve pas dans une crise politique et une concertation nationale n’est pas nécessaire si ce n’est qu’à des fins de partage de sièges. Il est à conclure que cette initiative du FFKM est loin d’avoir l’approbation de toutes les tendances politiques et son inclusivité n’est pas assurée de peur qu’il ne s’agisse que d’une concertation de l’opposition.
Julien R.





Pourquoi c’est l’église qui en est l’investigateur ? Pour moi l’église doit rester là où elle est, il ne faut pas qu’elle s’immisce dans les affaires politiques. Laissez la politique aux politiciens bon sang !
L’avis du citoyen lambda est ici évoqué en toute impartialité et sans aucune considération.
Pour dire que : L’espace qu’on cherche à instaurer est un espace politique au vu des sujets évoqués, qu’on le veuille ou non ; sincérité oblige.
Aussi, quelque soit les désidératas des organisateurs religieux et autres il s’agirait toujours de déshabiller Pierre pour habiller Paul.
Vouer à l’échec quand aux résultats attendus ne sera pas illusoire.