
À quelques jours de l’ouverture de la concertation nationale, les contours de l’organisation commencent à se préciser.
Selon Elia Rabevahiny, un accord a finalement été trouvé entre le FFKM (Conseil des Églises chrétiennes de Madagascar) et le ministère en charge de la Refondation concernant la conduite des concertations nationales. « Le FFKM assurera la conduite des débats », a-t-il déclaré, estimant que les responsables religieux disposent de la légitimité nécessaire pour piloter ce processus national. Le ministère chargé de la Refondation assurera, de son côté, l’appui technique et organisationnel.
Crédibilité
Pour le président du KFIM, la présence du FFKM constitue une garantie essentielle afin d’assurer la crédibilité de la concertation. « Si le ministère seul gérait la concertation, les opinions du pouvoir risqueraient de prévaloir », a-t-il soutenu. Selon lui, la participation du Conseil des Églises chrétiennes de Madagascar permettrait d’instaurer un climat de confiance entre les différentes parties prenantes. Il estime également que cette implication du FFKM pourrait favoriser une meilleure représentativité issue des débats.
Neutralité
Elia Rabevahiny insiste également sur la nécessité d’écarter les calculs politiques durant les assises nationales. « Les revendications populaires qui ont porté ce régime au pouvoir doivent être prises en considération », a-t-il expliqué. Il appelle ainsi le ministère en charge de la Refondation à faire preuve d’une stricte neutralité dans l’organisation de la concertation, afin d’éviter toute tentative d’influence sur les participants. Pour le président du KFIM, l’objectif principal reste d’aboutir à des décisions capables de mettre fin aux crises politiques répétitives que traverse le pays.
Participation
Par ailleurs, le président du KFIM regrette l’insuffisance de communication autour de la concertation nationale. Selon lui, les citoyens ne disposent pas encore d’informations suffisantes concernant les thèmes des débats, les objectifs des assises ainsi que les modalités de participation. « Il est primordial que le public soit correctement informé », a-t-il conclu, avant d’ajouter qu’une meilleure communication permettrait d’éviter les malentendus et de renforcer l’adhésion de la population au processus engagé.
Nadia R.


