
Des jeunes ont profité du passage au pays des envoyés spéciaux des Nations Unies et de l’Union africaine pour faire entendre leurs inquiétudes quant au processus en cours.
La jeunesse malgache veut des actes, pas seulement des promesses. Reçus jeudi 16 juillet 2026 à Mahazoarivo par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, des représentants des jeunes ont exprimé leur principale inquiétude. Ils craignent que leurs propositions et leurs aspirations disparaissent au moment de la rédaction des conclusions finales des Concertations nationales. Le même jour, selon le ministère en charge de la Refondation, cette préoccupation a également été portée devant les envoyés spéciaux des Nations Unies et de l’Union africaine, qui ont été alertés sur les insuffisances de la représentativité de certains groupes de jeunes dans le processus.
Face au chef du gouvernement, les délégués de la jeunesse, ceux qui ont porté la voix des jeunes ayant participé aux différentes consultations menées par le ministère de la Jeunesse, ont demandé des garanties quant à la prise en compte effective des recommandations issues du processus de concertation qui leur est consacré. Selon le ministère de la Refondation, une crainte nourrit leurs interventions : que les contributions des jeunes soient diluées ou écartées lors des travaux pilotés par le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM), chargé de conduire les concertations nationales.
1er août
Le Premier ministre, rapporte-t-on, a tenté de dissiper ces appréhensions. Mamitiana Rajaonarison s’est engagé à transmettre directement ces préoccupations au FFKM, selon toujours les informations diffusées par le ministère en charge de la Refondation. Il a également assuré que le comité technique placé auprès de la Primature veillera à ce que les thèmes et conclusions issus des concertations de la jeunesse soient intégrés dans les discussions nationales définies par les Églises. À cette occasion, le rapport officiel retraçant les différentes étapes déjà franchies lors des concertations de la jeunesse lui a été remis. Le calendrier de la suite du processus a également été dévoilé. Les 28, 29 et 30 juillet, ainsi que le 1er août 2026, seront consacrés au Dialogue national de la jeunesse.
Mais les inquiétudes des jeunes ne se sont pas arrêtées aux portes de la Primature. Elles ont également été relayées, jeudi, lors d’une réunion réunissant le ministère chargé de la Refondation, le ministère de la Jeunesse et des Sports, les envoyés spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies et de l’Union africaine. Au cours de cette rencontre, selon le ministère de la Refondation, les représentants internationaux ont été informés qu’une partie de la jeunesse estime ne pas être suffisamment représentée dans le processus en cours. « Les jeunes issus du mouvement Gen Z ainsi que les jeunes musulmans figurent parmi les groupes qui se considèrent insuffisamment associés », a annoncé le ministère de la Refondation. Une situation qui, selon les participants, risque de fragiliser la crédibilité d’un dialogue censé être inclusif.
Les partenaires internationaux ont ainsi entendu un appel concernant la participation de toutes les composantes de la jeunesse afin que les conclusions des concertations nationales reflètent réellement la diversité des sensibilités et des attentes des nouvelles générations. Un message adressé à la fois au gouvernement, au FFKM et aux facilitateurs internationaux, alors que le processus entre dans sa phase décisive.
Rija R.





Discuter avec ce gouvernement de voyous est une perte de temps.