
Le parti Malagasy Miara-Miainga (MMM) poursuit son bonhomme de chemin sur l’échiquier politique national. Menée par Hajo Andrianainarivelo, la formation politique maintient une cadence soutenue, touchant déjà une grande partie du territoire à travers une série d’assises régionales.
Depuis le début de l’année, le parti Malagasy Miara-Miainga (MMM) s’active sur le terrain. À ce jour, des congrès et des assises politiques ont été menés à bien dans 15 des 24 régions que compte Madagascar, témoignant d’une volonté manifeste de structuration à la base. Dernière étape en date de cette tournée d’envergure, la région d’Analanjirofo a abrité, le week-end dernier, les assises du MMM. Venus en nombre de Vavatenina, de Soanierana Ivongo et de l’île de Sainte-Marie, les militants se sont rassemblés à Fenoarivo Atsinanana pour faire entendre leurs voix et porter leurs aspirations.
Décentralisation
Au cœur des discussions, deux thématiques majeures ont dominé les échanges : l’assainissement du contexte électoral et la mise en œuvre d’une véritable décentralisation. Les congressistes ont réaffirmé la nécessité absolue d’instaurer une « Région Autonome » (Faritra Mahazaka Tena). Pour les partisans du MMM, cette formule est la clé de voûte permettant aux citoyens de s’impliquer directement dans le développement de leur terroir. Pour y parvenir, les structures régionales doivent impérativement être confiées à des dirigeants issus d’élections propres, crédibles et transparentes. Ces derniers devront en outre être dotés de prérogatives réelles, de libertés d’action et de moyens financiers adéquats afin de garantir une redevabilité effective et de répondre au plus près aux attentes de la population. Lors de cette descente, le président national du MMM, Hajo Andrianainarivelo, accompagné des membres du Bureau politique, a saisi l’occasion pour réexposer la vision du parti face aux défis de la nation. Le message a été sans équivoque : la loi doit s’appliquer à tous sans exception, avec une fermeté particulière exigée à l’encontre des corrupteurs. Pour le mouvement, l’avènement d’une véritable refondation nationale passe inévitablement par la restauration et le respect strict d’un État de droit. Sur l’échiquier politique, le MMM n’est pas le seul à occuper le terrain.
Sensibilisation
Le parti Tiako i Madagasikara (TIM) maintient également la pression. Malgré une courte pause observée par l’ancien président Marc Ravalomanana, ses lieutenants sillonnent activement les quatre coins de la Grande île. L’objectif affiché est double : redynamiser les structures de base et préparer méthodiquement les échéances électorales à venir. Dans cette optique, le TIM concentre actuellement ses efforts sur la sensibilisation de ses sympathisants, les incitant à s’inscrire massivement sur les listes électorales. Le parti ne s’en cache d’ailleurs pas : son ambition demeure la reconquête du pouvoir, et les années à venir s’annoncent décisives pour matérialiser cette stratégie. À l’analyse du paysage politique national, marqué par la présence de près de 200 partis enregistrés à Madagascar, un constat s’impose. Seules de rares formations, à l’instar du MMM et du TIM, démontrent une véritable constance sur le terrain. En multipliant les initiatives et en allant à la rencontre des citoyens, elles rappellent et assument pleinement le rôle fondamental exigé par la loi : l’animation de la vie politique de la nation. Bien que le Vovonan’ny Fihavaozana an’i Madagasikara (VFM) mobilise également ses partisans avec la mise en place de structures locales, il ne s’agit pas, comme l’a déjà indiqué son vice-président, Pety Rakotoniaina, d’un parti politique.
Julien R


