
L’ouverture prochaine, au zoo d’Hertfordshire, en Angleterre, d’un espace immersif dédié à des espèces endémiques de Madagascar réjouit autant qu’elle interroge sur les modalités de collaboration entre acteurs internationaux et locaux.
Avec son projet « Lémuriens de Madagascar », le zoo d’Hertfordshire, au nord de Londres, prévoit d’ouvrir prochainement un habitat immersif traversable à pied. Cet espace accueillera notamment le lémur catta, deux autres espèces de lémuriens non précisées dans la communication disponible, ainsi que des espèces d’oiseaux originaires de Madagascar.
Présenté comme une avancée en matière de bien-être animal, d’éducation et de conservation, ce projet soulève néanmoins plusieurs questions. Certains observateurs pourraient s’interroger sur l’origine exacte des espèces concernées, les conditions de leur présence à l’étranger, ainsi que sur la transparence entourant la gestion et la circulation de la faune et de la flore malgaches.
Du côté britannique, le projet est valorisé comme une initiative de sensibilisation à la biodiversité unique de Madagascar. Dans la Grande Île, cependant, une partie de l’opinion peut y voir le signe d’un déséquilibre persistant : les richesses naturelles malgaches sont mises en avant à l’étranger, tandis que les citoyens malgaches restent parfois éloignés de leur propre patrimoine environnemental.
Ces dernières années, la présence d’espèces endémiques malgaches hors du territoire national a souvent alimenté des débats. Sans qu’aucune irrégularité ne soit établie dans le cas présent, la question mérite d’être posée : quelles garanties existent sur la traçabilité, les autorisations et les bénéfices réels pour Madagascar ?
Au-delà de ce projet, c’est donc le modèle même de certaines formes de conservation internationale qui est interrogé : comment protéger les espèces menacées sans donner l’impression que le patrimoine naturel malgache est surtout valorisé ailleurs qu’à Madagascar ?
Recueillis par Maminirina Rado






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Quelle idée, d’enfermer des lémuriens de Madagascar (en plus de Lemur catta) en Angleterre… pour soit disant « aider » leur réproduction.
C’est plutot pour fournir leur zoo, qu’ils arretent de prendre tout le monde pour leur imbecil. Avec 1/4 de la somme ils peuvent faire plus des resultat en installant une « usine de reproduction » sur le terrain.
C’est du Wishi, washi, des ONG de la zoologie.