
Stoppés net. Nombre de projets de construction le sont, face à la flambée des prix des matériaux de construction, qui connaissent des séries de hausses sans précédent.
Les prix de certains matériaux de construction ont connu une hausse de plus de 200% en quelques mois. Un sac de ciment s’achète actuellement à 37.000 ariary, voire 40.000 ariary dans certaines localités éloignées de la capitale, un fer rond de 12 importé de Turquie – le plus recherché – est vendu à 55.500 ariary, voire davantage, et 95.000 ariary pour un fer 16. Outre le ciment et le fer, les autres matériaux sont également frappés par cette hausse exorbitante des prix. Les peintures, équipements de plomberie et d’électricité, sont tout autant concernés.
Cette hausse vertigineuse des prix de ces matériaux freinent les projets de construction des ménages issus de la classe moyenne, préférant les ajourner en attendant des jours meilleurs, pour réaliser la construction de la « maison de leur rêve ». Seulement, une baisse des prix reste hypothétique, voire peu probable dans la mesure où les raisons de la hausse restent tenaces. Quant aux chantiers en cours, les devis initiaux se trouvent faussés et la durée d’achèvement des chantiers est, de ce fait, rallongée. Les travaux sont alors menés au rythme des possibilités financières des propriétaires, c’est-à-dire, au ralenti.
La hausse des prix est à mettre sur le compte de la hausse, jusqu’à plus de 300% du coût du fret maritime, dont la principale raison est la pénurie de conteneurs. Une inversion de la tendance reste exclue, pour le moment. En attendant, les projets de construction se font et se défont, au gré des possibilités financières des propriétaires.
Hanitra R.


