
S’il y a un secteur qui intéresse au plus haut point les pays étrangers à Madagascar, il s’agit bien du secteur mines. Et ce n’est pas l’Iran qui va démentir cette réalité. Ce pays riche en minerais et en pétrole veut « développer la coopération bilatérale » avec Madagascar. Et « les fortes potentialités du secteur extractif et les richesses naturelles de Madagascar » intéressent les iraniens, a-t-on indiqué dans un communiqué du ministère des Mines et des Ressources stratégiques. Lors d’une rencontre avec Olivier Herindrainy Rakotomalala, ministre malgache des Mines et des Ressources stratégiques, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran, Hassan Ali Bakhshi, vante les atouts de son pays en matière de coopération dans le secteur mines. Formation des cadres malgaches du secteur à travers des « échanges de savoir-faire et d’expériences », l’Iran pourrait aussi absorber les produits miniers de lapidairerie sur son marché, a affirmé le ministère des Mines et des Ressources stratégiques dans un compte-rendu de cette rencontre qui s’est déroulée vendredi dernier à Ampandrianomby.
Sud-Sud. Bien que l’industrie minière iranienne soit reconnue comme « très peu développée » par certaines études, le représentant de l’ambassade d’Iran à Madagascar affiche, pourtant, « sa volonté d’accompagner Madagascar dans le domaine de la recherche et d’exploitation minière moderne ». Dans cette optique, « le cadre d’une coopération Sud-Sud » est évoquée au regard d’une tension diplomatique à l’échelle internationale à cause de la crise ukrainienne. Le régime islamique iranien, faut-il rappeler, est un allié politique de la Russie et véhicule, à cet effet, des hostilités avec les occidentaux à propos de la guerre en Ukraine. Quoiqu’il en soit, le chargé d’Affaires de l’ambassade iranienne à Madagascar s’est dit « confiant de la contribution qu’elles peuvent apporter pour le développement économique du pays », rapporte le ministère des Mines.
Données géologiques. Du côté malgache, le ministre des Mines et des Ressources stratégiques « a particulièrement mis l’accent sur le renforcement des capacités des ressources humaines ». Une décision qui a rapidement enthousiasmé les iraniens qui va, d’abord, dépêcher des formateurs pour l’atelier communautaire de lapidairerie à Antsirabe selon « un accord de principe » acté lors de la rencontre de vendredi dernier. Aussi, selon la dépêche du ministère, « l’envoi des cadres du ministère des mines pour effectuer un voyage d’études auprès des sites miniers en Iran est une possibilité afin d’en avoir un aperçu réel de la réalité locale », indique-t-on. Par ailleurs, « la collaboration entre le Bureau de Géologie de l’Iran et le Bureau de Géologie et de Gemmologie de Madagascar afin d’améliorer l’acquisition des données géologiques de Madagascar » a été évoquée également.
Voyage. L’Iran figure parmi les premiers pays qui disposent des premières réserves de zinc au monde. Les réserves en titane, or, argent sont aussi reconnues à ce pays islamique qui est aussi dans le top 10 des réserves mondiales en cuivre, en fer, en uranium et notamment en pétrole et gaz naturel. L’Iran est aussi un pays exportateur de cuivre, de minerai de fer et surtout d’acier, ainsi que du charbon. Le diplomate iranien, Hassan Ali Bakhshi, invite ainsi les autorités malgaches et les opérateurs économiques du pays à venir visiter l’Iran et ses exploitations minières.
Rija R.




