
Trois nouvelles conventions de financement ont été signées, hier, entre le Gouvernement malgache et l’Agence française de développement. Santé, sécurité alimentaire, justice et développement urbain figurent parmi les priorités soutenues.
Un nouvel appui financier vient renforcer le partenariat entre Madagascar et la France. Hier, au ministère de l’Économie et des Finances, le Gouvernement malgache et l’Agence française de développement (AFD) ont signé trois conventions de financement pour un montant cumulé de 57 millions d’euros. La cérémonie s’est tenue en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, de Nicolas Le Guen, directeur de l’AFD à Madagascar, ainsi que de l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois. Pour le ministre de l’Économie et des Finances, ces conventions répondent aux aspirations du peuple malgache. Elles s’inscrivent dans la démarche du Gouvernement de la Refondation, qui entend combiner appui budgétaire, renforcement institutionnel et amélioration concrète des conditions de vie.
Axes essentiels
Ces financements ciblent trois axes considérés comme essentiels pour le développement du pays : le maintien des dépenses sociales prioritaires, le renforcement de la justice et l’amélioration des conditions de vie dans les quartiers vulnérables du Grand Antananarivo. Ils traduisent, selon les parties prenantes, la volonté de soutenir des actions concrètes au bénéfice direct des populations, dans une logique de développement plus inclusif et plus résilient. La première convention porte sur une aide budgétaire de 4 millions d’euros, accordée sous forme de subvention de l’État français. Elle doit contribuer au financement des dépenses publiques dans les secteurs de la santé et de la sécurité alimentaire.
Modernisation
Le deuxième financement concerne le Projet d’appui à la justice à Madagascar, dans sa deuxième phase. D’un montant de 22 millions d’euros, dont 15 millions d’euros de prêt concessionnel et 7 millions d’euros de subvention, ce projet vise à consolider l’État de droit. L’AFD accompagne déjà le secteur de la justice depuis 2018, à travers les projets PAJMA et FANARENANA. Cette nouvelle phase prévoit notamment la modernisation des juridictions, la poursuite de la digitalisation des services judiciaires et pénitentiaires, le renforcement de la formation des magistrats, greffiers et personnels pénitentiaires, ainsi que l’amélioration des conditions de détention. La construction et l’équipement d’une nouvelle École nationale de la magistrature et des greffes figurent parmi les investissements prévus.
Infrastructures
La troisième convention concerne le projet Lalankely IV, financé à hauteur de 31 millions d’euros, dont 26 millions d’euros de prêt concessionnel et 5 millions d’euros de subvention. Les trois premières phases de ce programme ont permis de construire ou de réhabiliter 150 kilomètres de ruelles, 80 kilomètres de voies carrossables, ainsi que d’installer plus de 600 points lumineux. Cette quatrième phase interviendra dans 17 communes périphériques et 4 arrondissements de la capitale. Elle vise à améliorer la mobilité, l’accès aux services essentiels et la résilience des populations face aux effets du changement climatique.
Antsa R.


