
Alors que les impacts du dérèglement climatique et de la sécheresse continuent de frapper de plein fouet la Grande île, les jeunes Malgaches ont plus que jamais leur mot à dire. Dans le cadre des préparatifs de la COP31 sous l’égide de l’UNFCCC, tout comme dans la dynamique impulsée lors de la COP17, une opportunité historique s’offre à la jeunesse nationale pour faire entendre ses préoccupations, ses réalités et ses solutions. Sally Higgins, Championne Jeunesse de la Présidence de la COP31 sur le changement climatique (PYCC), lance une série de consultations régionales stratégiques. L’objectif est de recueillir directement la parole des jeunes sur les conséquences du climat au sein de leurs communautés et de valoriser les initiatives locales qu’ils portent déjà. Pour la session Afrique, le rendez-vous est fixé au 27 août 2026 à 12h00 (heure de Madagascar). Les inscriptions sont ouvertes en ligne via l’UNICEF.
Résilience
Cette initiative résonne directement avec la vision portée par Madagascar lors du Dialogue ministériel de haut niveau de la COP17 qui se déroule actuellement à Oulan-Bator (Mongolie). Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Andriatsihala Nolave Luck, y a affirmé avec conviction l’importance d’investir dans les acteurs locaux : « La résilience à la sécheresse ne se construira pas en finançant les communautés après chaque crise, mais en investissant dans leur capacité, celle des femmes, des jeunes et des enfants », a-t-il déclaré. À travers le Plan d’investissement sécheresse et le programme Écovillage soutenus par l’UNICEF, Madagascar montre que les actions concrètes reposent sur l’engagement communautaire. Qu’il s’agisse des orientations stratégiques défendues à la COP17 ou de la construction des activités de la COP31, la jeunesse malgache est appelée à faire entendre sa voix pour influencer l’avenir climatique mondial.
Narindra Rakotobe




