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mardi, septembre 15, 2026
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Coût du traitement de l’hépatite C : Entre 2 et 6 millions Ar à Madagascar, entre 50 et 60 000 € en Europe

L’hépatite C, affection hépatique d’origine infectieuse causée par le virus de l’hépatite C (VHC), semble gagner du terrain à Madagascar. Le dépistage précoce est la seule manière d’éviter une progression de la maladie vers la cirrhose et le cancer du foie.

L’hépatite C n’est pas suffisamment documentée à Madagascar. On estime la prévalence à environ 1,2 %, avec des signes d’augmentation du nombre de nouvelles infections, notamment chez les populations à risque. Pourtant, le coût prohibitif du traitement rend celui-ci peu accessible à la grande majorité des malades.

À Madagascar, le traitement de l’hépatite C repose sur des antiviraux à action directe, permettant une guérison dans plus de 95 % des cas. Seulement, le coût des médicaments pose problème. L’accès aux médicaments génériques, importés principalement d’Égypte ou d’Inde, permet de disposer de traitements largement moins onéreux. Le coût de ces médicaments pour le traitement de l’hépatite C s’élève à environ 300 000 Ar à 2 millions Ar par mois, le traitement s’étalant généralement sur trois mois, pouvant totaliser jusqu’à 6 millions Ar. Cependant, ce coût, largement inférieur à celui pratiqué dans d’autres pays, reste toujours hors de portée de la majorité des patients. À l’international, le traitement de l’hépatite C reste élevé. En Europe, le coût des trois mois de traitement varie d’environ 50 € pour des médicaments génériques à 60 000 € pour les médicaments de spécialité.

Transmission et évolution

L’hépatite C se transmet principalement par le sang. L’usage de drogues dures par injection intraveineuse augmente les risques de contamination par le partage de matériels d’injection. Plus rarement, la transmission par voie sexuelle peut se produire en cas de contact sanguin, comme pendant les règles ou en cas de lésions causées par des infections sexuellement transmissibles.

La phase aiguë de l’infection, survenant après une période d’incubation de plusieurs semaines, jusqu’à six mois après la contamination, se déroule souvent sans symptôme apparent. Néanmoins, il est possible de voir apparaître quelques symptômes : ictère (jaunisse), fatigue, fièvre, douleurs articulaires. Dans 20% des cas, l’infection se résout spontanément sans nécessiter de traitement. En revanche, elle devient chronique dans 55% à 85% des cas, lorsque le virus persiste dans l’organisme, entraînant une inflammation du foie qui peut évoluer vers une fibrose hépatique, laquelle se caractérise par la formation de tissus cicatriciels. Une évolution lente vers la cirrhose survient dans 20% des cas, augmentant le risque de développer un cancer du foie. Afin d’éviter d’arriver à ce stade, le dépistage précoce est fortement recommandé. Des dépistages gratuits de l’hépatite B et de l’hépatite C sont proposés depuis hier, et jusqu’à ce jour à 16 heures, au Centre hospitalier universitaire Joseph Raseta Befelatanana, dans le cadre de la célébration du centenaire de cet établissement. 

Hanitra R.

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