
Hier, la Commune urbaine d’Antananarivo a été le théâtre d’un événement marquant, à la fois chaleureux et hautement symbolique. Loin des traditionnelles joutes politiciennes, la municipalité a choisi de placer l’humain et la justice sociale au cœur de son action.
Sous le thème évocateur « Andro iray tsiky arivo », une centaine d’enfants issus des six arrondissements de la capitale ont vécu une journée hors du commun. Derrière cette initiative festive se cache un message politique clair. La période des vacances s’achève, mais de nombreux enfants des quartiers défavorisés n’ont pas eu la chance d’en profiter. La CUA a donc décidé de faire valoir un droit fondamental souvent oublié pour les plus précaires, à savoir le droit au loisir et à l’épanouissement. La municipalité rappelle ainsi que sa vision est d’apporter une assistance sociale concrète à sa population en permettant à ces enfants de jouir pleinement de leurs droits. En ciblant les jeunes de six à quinze ans issus de centres d’accueil comme le CEDA et le MADCAP, sous tutelle du ministère de la Population, la mairie démontre sa volonté de ne laisser aucun citoyen de côté grâce à une sélection rigoureuse menée au niveau des fokontany.
Devoir républicain
Le programme de cette journée récréative a été pensé pour allier habilement découverte et éveil citoyen. Les jeunes participants ont d’abord visité l’Hôtel de Ville pour s’imprégner de l’histoire et du patrimoine de la CUA, avant de se rendre à Ambodivona pour une séance de cinéma. La journée s’est poursuivie par un déjeuner au Parc zoologique de Tsimbazaza, agrémenté d’un après-midi de détente culturelle et d’une session éducative. Sur l’échiquier politique local, cette action illustre une synergie constructive entre la CUA, à travers la Direction des Affaires sociales et la Direction des Affaires culturelles et Participation citoyenne, et le pouvoir central. Au-delà de cette parenthèse enchantée, ce partenariat s’attaque à des dossiers structurels profonds, notamment la question des sans-abri. Des actions de sensibilisation sont menées pour les inciter à rejoindre des centres d’accueil où ils pourront recevoir une éducation et un accompagnement vers l’emploi. À l’approche de la rentrée, la CUA confirme que la scolarisation des enfants marginalisés et l’assistance sociale globale constituent un devoir républicain incontournable, réaffirmant avec force sa proximité avec le peuple tananarivien.
Julien R.




