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mardi, septembre 8, 2026
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Danse contemporaine : « Ramanenjana » ou l’équilibre entre folie et liberté

Une performance vibrante et solide avec « Ramanenjana » samedi à l’Ifm Analakely.

Une performance singulière avec « Ramanenjana » à l’Ifm Analakely, une chorégraphie autour d’une maladie répertoriée vers la fin du XVIIème siècle à Madagascar. Belle performance. 

« Ramanenjana », chorégraphie proposée à l’Ifm Analakely samedi dans l’après-midi, se démarquait du ronron de l’art scénique, voire de l’art contemporain, tananarivien actuel. Tout d’abord, le plateau a été assez élitiste. La danse était assurée par Simona Deaconescu, Simona Dabija, Maria Luiza Dimulescu et Haja Saranouffi. Des pointures. Et la musique a été créée par Olombelo Ricky. Décidément, ce dernier possède un talent inédit dans ce domaine.

Puisque composer pour émoustiller des futurs bacheliers est bien différent de composer pour intercaler sons et mouvements, tout en transcendant les chorégraphes et en embrassant l’auditoire. Ce qui a pour résultat une performance hors du temps, figée dans une sorte de fond sombre d’où jaillissent des gestes minimalistes autant que des mouvements d’ensemble vibrants. « Ramanenjana » a été une des plus belles sorties de ce weekend.

Ce spectacle/performance porte sur une maladie, la peste dansante, ayant sévi dans le pays en 1863. En remontant le temps à travers des documents écrits et divers témoignages, Simona Deaconescu a découvert une portée « politique » de cette maladie. A travers ce projet, elle tente alors de l’arracher de son passé pour en extraire une essence contemporaine. Tant et si bien que la danse a été appropriée pour pouvoir le faire.

L’argument de la danse a été somme toute logique, puisque le « Ramanenjana », dans sa forme, s’apparente à une danse frénétique, parfois saccadée, et ivre. Pris dans les méandres du style contemporain, le mouvement se veut angulaire et en volume. Ensuite, derrière leurs lunettes de soleil, les tee-shirts, les jeans et les baskets… il y a une dose de glamour. La fièvre de la liberté, qui ne serait réelle qu’en frôlant la folie, les « hippies » en savent quelque chose. Un relâchement.

Simona Deaconescu est une chorégraphe roumaine, elle est aussi cinéaste. Maintes fois récompensée, elle a déjà été appelée sur des lieux comme le New York Foundation for The Arts à New York. A la fin de la performance, un échange avec l’auditoire s’en est suivi.

Maminirina Rado

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