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jeudi, septembre 24, 2026
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De la reconnaissance internationale aux intérêts des producteurs

Une distinction internationale de plus pour Madagascar. L’élection de Philippe Fontayne, vice-président du Conseil national du cacao, à la présidence du Conseil de l’ICCO pour l’année cacaoyère 2026-2027 intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la filière mondiale.

De la reconnaissance internationale aux intérêts des producteurs

Pour Madagascar, cette élection vient prolonger une séquence diplomatique engagée depuis plusieurs années autour du cacao. Le pays a notamment accueilli en 2023 le Panel d’experts de l’ICCO consacré au cacao fin et aromatique. Cette dynamique a contribué à conforter le positionnement international du cacao malgache. L’ICCO reconnaît aujourd’hui 100% des exportations malgaches de fèves comme relevant du cacao fin et aromatique. La distinction est d’autant plus pertinente que, sur le marché mondial du cacao, Madagascar demeure un producteur de taille relativement modeste. Avec environ 15 000 tonnes de fèves exportées annuellement, selon les données avancées par le Conseil national du cacao, le pays ne peut évidemment pas peser sur le marché par les volumes, comme peuvent le faire les grands producteurs d’Afrique de l’Ouest. Mais l’avantage comparatif de Madagascar réside dans la qualité, les caractéristiques aromatiques et l’identité particulière de son cacao, ainsi que dans la reconnaissance de la totalité de ses exportations.

En somme, le véritable enjeu pour Madagascar n’est plus cette promotion internationale. Dorénavant, il sera davantage question de mettre en place les dispositifs permettant de faire en sorte que la valeur attachée à cette réputation redescende davantage jusqu’au producteur, tout en donnant aux plantations les moyens de préparer l’avenir. Parvenir à la présidence de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) constitue incontestablement une reconnaissance pour Madagascar. Mais au-delà du symbole diplomatique, cette responsabilité pose surtout une question essentielle : comment le pays pourra-t-il utiliser cette position internationale pour transformer la réputation de son cacao en davantage de revenus pour ses producteurs ?

R.Edmond.

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