Le SAMIFIN a présenté, hier, son rapport annuel d’activités pour l’année 2025 qui a été marquée par un renforcement significatif du cadre juridique.
De « pierre bleue » au blanc comme neige
Le Service de Renseignement Financier semble ne rien cacher. Sans tout dévoiler. Notamment la qualité et/ou l’identité des personnes impliquées dans les 65 décisions de condamnation prononcées par la Justice pour blanchiment de capitaux. Pour avoir été condamnées, sauf si ce n’est pas de manière définitive, elles ne bénéficient plus effectivement de la présomption d’innocence. Un principe fondamental du droit pénal qui veut que toute personne suspectée ou poursuivie soit considérée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie de manière définitive par une juridiction. Une fois toutes les voies de recours épuisées ou si le condamné y a volontairement renoncées. La présomption d’innocence vise à protéger des préjugés notamment médiatiques – y compris des réseaux sociaux – quoique cela ne soit pas toujours respecté. C’est le cas de deux anciens proches du précédent régime dont l’un est incarcéré à la prison de haute sécurité de Melrose à Maurice et l’autre à la prison pour femmes de Manjakandriana. Leurs identités voire leur vie privée, sont étalées sur la place publique, quand bien même les deux « Manga » n’auraient pas encore été condamnés par la Justice. Fut-il au premier degré. Contrairement à ceux concernés par la soixantaine de décisions de condamnation pour blanchiment de capitaux dont la valeur des gels et saisies y afférents, est estimée à un peu moins de 140 milliards d’ariary. En somme, c’est le cas de le dire, l’équivalent, enfin presque du double de la valeur des confiscations qui n’épargnent pas les deux « Manga » inféodés au régime orange. En tout cas, les chiffres publiés par le SAMIFIN montrent que le blanchiment de capitaux ne concerne pas que les « forongony », pour reprendre le vocable des partisans du nouveau pouvoir qui est présumé blanc comme neige.
R.O





Le journaleux FORONGONY est-il » blanc comme neige » avec les gracieux FELAKA de Pablo Escobar Gasy . À force de collectionner les dossiers comme d’autres les timbres de collection, l’homme d’affaires le plus célèbre de la Grande Île semble avoir franchi un nouveau palier dans l’absurde. Son nom, désormais omniprésent, commence à poindre dans des réseaux de stupéfiants si vastes qu’ils feraient passer les barons de Medellín pour des vendeurs de bonbons à la menthe.
Hélas! Hélas! On aimerait que tous les chats soient gris la nuit , comme on dit généralement. Le chat gris étant le symbole de la baraka .
Deux chats, Deux mesures.