
Le président du Conseil de l’Ordre des avocats de l’île Maurice, Me Antoine Domingue, a interpellé le Premier ministre et l’ensemble des autorités judiciaires mauriciennes.
Rebondissement plutôt encourageant pour la défense. Hier, le juge en référé, Carol Green-Jokhoo, avait donné son feu vert pour autoriser l’avocat de Mamy Ravatomanga à rencontrer son client en prison afin de préparer et mieux coordonner la défense. La Cour suprême a donc donné une suite favorable à une requête déposée en urgence par Maître Khushal Lobine, qui souhaitait rencontrer son client avant le jour de l’audience de remise en liberté sous caution, prévue de reprendre ce jour devant la Bail and Remand Court. En effet, selon nos confrères de Top FM Mauritius, c’est le refus du commissaire des prisons, qui avait complètement ignoré sa demande officielle déposée le 2 septembre, qui avait incité l’avocat de la défense à saisir la plus haute instance judiciaire de l’île Maurice. En obtenant gain de cause auprès de la Cour suprême, Me Khushal Lobine a pu rencontrer son client hier, entre midi et 15h, à la prison de Melrose. Et conformément à ce que la défense souhaitait, l’entrevue s’est déroulée hors de portée d’écoute des agents pénitentiaires. Cependant, pour des raisons de sécurité, la surveillance visuelle a été maintenue, a-t-on fait savoir. Trois heures durant, ils ont pu peaufiner les derniers réglages des instructions avant le grand jour. Car, sauf changement de dernière minute, le puissant homme d’affaires malgache devrait être fixé sur son sort ce jour.
Gestion excessivement restrictive
En tout cas, cette affaire est en train de prendre une tournure inattendue. En effet, selon Top FM Mauritius, cette démarche initiée par Maître Khushal Lobine auprès de la Cour suprême a mis en lumière les problèmes liés aux conditions d’accès des avocats à leurs clients en prison, et révèle aussi le non-respect du principe de la confidentialité des consultations juridiques, ainsi que le non-respect des droits fondamentaux dans l’exercice de la défense. Le commissaire des prisons est particulièrement pointé du doigt. Face à l’affaire Mamy Ravatomanga, le président du Conseil de l’Ordre des avocats de l’île Maurice, Me Antoine Domingue, a interpellé le Premier ministre mauricien et l’ensemble des autorités judiciaires dans ce pays. Ce haut responsable estime, selon nos confrères, que ce n’est pas la première fois que le commissaire des prisons inflige une gestion excessivement restrictive bafouant les droits fondamentaux. Placé en détention provisoire à la prison de haute sécurité de Melrose depuis le 25 octobre 2025, le président-directeur général du groupe SODIAT est donc maintenant incarcéré sans jugement depuis plus de 10 mois.
Davis R





« Du vent, des défaites et un renfort parisien : Le grand aveu de faiblesse de la défense »
Dossier vide, arguments épuisés et stratégie dans l’impasse. Face aux chefs d’accusation lourds qui maintiennent Mamy Ravatomanga en détention, l’avocat mauricien Me Khushal Lobine a atteint le plafond de ses compétences.
Après avoir abattu toutes ses cartes sans succès, la défense s’est effondrée. La tentative d’inventer une prétendue « vendetta politique » pour soustraire son client à la rigueur de la loi n’a convaincu personne. Les faits demeurent, les charges restent inchangées, et les décisions de justice se succèdent sans que l’avocat mauricien ne parvienne à faire fléchir la magistrature.
Il a l’air d’un ange comparé à notre ministre de la justice et tous les requins malgaches et étrangers qui volent nos ressources actuellement.