Plus qu’un simple rituel de transition, la prise de fonction à la Direction régionale de la Pêche et de l’Économie bleue de DIANA a principalement défini la vision de gouvernance que souhaite instaurer le nouveau directeur régional. Entre la préservation de la continuité institutionnelle et l’ambition de réforme, le dirigeant vise à orienter son mandat vers une proximité accrue avec les intervenants du secteur, la transparence des processus administratifs et la conservation des ressources marines.
Devant les autorités administratives, les délégués des collectivités locales, les directeurs à l’échelle régionale, les partenaires institutionnels, ainsi que les forces militaires et civiles, le nouveau directeur a d’abord énoncé sa prise de fonction comme étant une démarche de reconnaissance. Il exprime sa gratitude envers Dieu, qu’il voit comme la base de toute victoire, mais aussi envers les instances étatiques qui lui ont délégué la charge de mener la politique du ministère dans la région DIANA. Son intervention a également largement inclus un hommage à la directrice sortante. Plutôt que d’opter pour une coupure radicale, le nouveau directeur a choisi de parler de permanence dans l’action gouvernementale, jugeant que les gains du dernier mandat représentent un socle robuste pour continuer les initiatives prises en faveur de l’évolution du secteur de la pêche.
L’accent a surtout été mis sur le plan d’action présenté. Dans une zone où la pêche est plus qu’une simple activité commerciale, le responsable régional envisage de recentrer l’action administrative autour des pêcheurs. Il s’engage à une gestion basée sur l’écoute, le dialogue constant et une proximité accrue avec les communautés qui dépendent des ressources maritimes. Cette aspiration est assortie d’un engagement proclamé pour la préservation durable des ressources halieutiques de DIANA. Parmi les priorités déclarées figurent la lutte contre la pêche illégale et la promotion de méthodes durables alliant développement économique et protection des écosystèmes marins. Une orientation qui fait partie de la stratégie nationale pour développer l’économie bleue. Le nouveau directeur envisage aussi de consolider les collaborations avec tous les acteurs du domaine. On appelle les services déconcentrés de l’État, les collectivités locales, les entités de la société civile, les partenaires techniques et financiers, les syndicats professionnels et les acteurs privés à unir leurs efforts. Selon lui, l’exploitation du potentiel maritime de la région ne sera réalisable que grâce à une gestion basée sur le dialogue et la distribution des responsabilités. L’autre élément central de cette nouvelle dynamique est l’amélioration de la performance interne de l’administration. L’amélioration des compétences des agents, la mise à jour des méthodes de travail et la quête de résultats quantifiables devront se faire parallèlement à l’application des actions sur le terrain.
Pour clore son intervention, le directeur régional a appelé à l’unité. En effet, au-delà des directives stratégiques, il considère que le futur de la pêche et de l’économie maritime dans la région DIANA sera principalement déterminé par la faculté des différents intervenants à élaborer une vision partagée au bénéfice des communautés côtières et du développement durable.
Iss Heridiny


