
Le programme Loharano II a officiellement lancé, avant-hier, à la salle de conférence du MAE à Anosy, sa troisième cohorte dédiée aux jeunes de la diaspora malgache. Treize volontaires, âgés de 20 à 35 ans, seront sélectionnés pour participer à des missions de développement local à Madagascar pendant une durée de quatre mois. Cette cohorte marque la dernière phase du programme, le projet Tady devant prendre fin en 2027. « Le développement de Madagascar se construit également avec l’engagement de sa diaspora », souligne la Secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, Marie Léontine Razanadrasoa, en insistant sur l’importance de renforcer les liens avec les nouvelles générations.
Valorisation
Les responsables du programme mettent en avant les résultats des précédentes cohortes, qui ont permis de renforcer les interactions entre les jeunes de la diaspora et les structures locales. « La valorisation de la diaspora comme moteur de développement devient une réalité », indique Charlotte Binet, directrice pays d’Expertise France à Madagascar. De son côté, le chef de mission de l’OIM, Roger-Charles Evina, rappelle que « choisir de servir son pays d’origine constitue un acte fort de citoyenneté ». Le programme cible notamment les jeunes des deuxième et troisième générations, même sans maîtrise approfondie de la langue malgache.
Secteurs clés
Les volontaires interviendront dans plusieurs secteurs clés, dont l’éducation, la santé, l’environnement, l’entrepreneuriat et le développement rural. Le programme s’inscrit dans le cadre du projet Tady, piloté par le ministère des Affaires étrangères, avec l’appui de partenaires techniques et financiers. Les candidatures sont ouvertes du 20 mars au 20 avril 2026, via les plateformes officielles du programme.
Recueillis par Nadia R.


