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mercredi, septembre 9, 2026
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Droit de la concurrence : Un véritable levier de la croissance économique

Les parties prenantes lors de la 2e édition de la Journée nationale de la concurrence.

La 2e édition de la Journée nationale de la concurrence a été organisée, trois jours durant, par le Conseil de la concurrence, sous le patronage du ministre du Commerce et de la Consommation, en partenariat avec la BAD et l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Une cinquantaine d’acteurs représentant toutes les parties prenantes œuvrant pour la promotion de la culture de la concurrence y ont participé activement. À titre d’illustration, l’ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar, SEM Roland Kobia, des experts internationaux en matière de concurrence provenant de l’OCDE et du COMESA, des conseillers au sein du Conseil de la concurrence, l’administrateur du SIM (Syndicat des industries de Madagascar), ainsi qu’un enseignant-chercheur à l’Université d’Antananarivo sont intervenus durant cet événement dans le cadre de panels thématiques. La concurrence dans le pays et au-delà des frontières a été le thème débattu à cette occasion.

Affaire de tous

« Des points communs ont été soulevés par ces parties prenantes à l’issue de cette 2e édition de la Journée nationale de la concurrence. D’aucuns reconnaissent que l’application du droit de la concurrence constitue un véritable levier de croissance économique. Les experts en économie ont également souligné que les échanges commerciaux basés sur une concurrence saine et inclusive constituent le seul moyen de contribuer au développement économique d’une nation. Cependant, les pays en développement comme Madagascar se montrent plus réticents à la mettre en application », a déclaré Claude Richard Raharimanantsoa, président du Conseil de la concurrence, lors de la clôture de cet événement, hier, au Novotel à Ivandry. En outre, « la promotion de la culture de la concurrence est l’affaire de tous et non pas seulement de notre institution, ni du gouvernement, ni des entreprises, ni des consommateurs, ni des bailleurs. Une mobilisation collective s’impose ainsi, tout en renforçant la coopération avec les organisations internationales », a-t-il poursuivi.

Anticoncurrentielles

Par ailleurs, « des marchés ouverts et concurrentiels encouragent et stimulent la productivité, favorisent l’innovation et attirent des investissements, tout en soutenant la création d’emplois et l’amélioration de la qualité des biens et des services. L’économie nationale devient ensuite compétitive pour attaquer les marchés régionaux et internationaux. En revanche, le droit de la concurrence n’est pas rigide, mais plutôt flexible face à l’évolution du contexte local, voire mondial. Dans la foulée, une campagne de sensibilisation sera menée pour accompagner les entreprises, les consommateurs et même les décideurs politiques vers une application juste de ce droit. En effet, certaines mesures prises par les décideurs pourraient s’avérer anticoncurrentielles. La finalité reste l’amélioration du bien-être de la population », a évoqué le président du Conseil de la concurrence. De son côté, le secteur privé, représenté par le SIM, réclame un traitement égalitaire face à la loi entre les opérateurs d’une part, et vis-à-vis des consommateurs de l’autre.

Navalona R.

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