La nomination du député Feno Ralambomanana à la tête de la Délégation spéciale de la commune urbaine d’Antananarivo vient combler le « vide », quand bien la fonction ait été assurée par une maire par intérim pendant 15 jours.
Du fil à retordre
C’est ainsi un élu issu du parti Tiako i Madagasikara qui assure la fonction de PDS. A défaut d’un maire élu, après l’annulation par le Conseil d’Etat des résultats des élections municipales d’Antananarivo du 11 décembre 2024, et invalidant les voix obtenues par l’adversaire du candidat TIM, c’est une délégation spéciale présidée par un membre de ce parti qui assurera la fonction dorénavant, jusqu’à ce qu’un nouveau maire soit élu. Cette nomination d’un membre du TIM est interprétée comme une manière de calmer les esprits après plus d’un an de frustration suite à ce qui a été considéré par le TIM comme un forcing du camp orange pour élire sa candidate à la tête de la CUA. Ce camp orange qui a donné bien du fil à retordre au camp adverse durant ces élections municipales. Si l’annulation des résultats de ces élections était accueillie par les partisans du TIM comme une justice rendue, elle avait tout de même un goût amer car ne permettait pas pour autant au candidat TIM d’être déclaré gagnant. Reste à savoir si après la nomination d’un PDS issu du TIM, ils sont prêts à tourner la page… !
Maintenant, au PDS de faire ses preuves face aux grands défis qui l’attendent. Et ils sont nombreux. L’heure des premières évaluations ne tardera pas à sonner. Parmi les indicateurs basiques sur lesquels se fonde le jugement des administrés de la commune urbaine d’Antananarivo, figurent l’enlèvement des ordures, la fluidité de la circulation et la gestion des marchands des rues, ce dernier volet ayant particulièrement donné, lui aussi, du fil à retordre à tous les maires et PDS qui se sont succédé à la tête de la CUA. Pour savoir si le dernier nommé saura relever le défi, il faudra patienter un peu. Comme dirait l’autre, attendre et voir…
Hanitra R.


