
Avec une capacité de 15 à 18 MW, la remise en service de la TAC 1 d’Ambohimanambola devrait absorber une grande partie du déficit électrique encore enregistré aux heures de pointe sur le réseau d’Antananarivo, estimé actuellement à près de 25 MW.
Le déficit de production électrique sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) devrait connaître une nouvelle réduction avec le retour de la TAC 1 d’Ambohimanambola. Attendues depuis plusieurs jours, les pièces nécessaires à la réparation de cette turbine à combustion, importées de Dubaï, sont arrivées dans la nuit de dimanche dernier. Les techniciens de la Jirama ont immédiatement procédé à leur installation afin de remettre l’unité en exploitation dans les meilleurs délais. Selon les explications de Manda Ny Aina Nomena, directeur général adjoint chargé de la production d’électricité au sein de la société d’État, les travaux étaient programmés pour être achevés hier dans l’après-midi. La TAC 1 devait ainsi être en mesure de renforcer la production du RIA dès les heures de pointe de la fin de journée. Une délégation officielle du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures (MEH) s’est d’ailleurs rendue sur le site d’Ambohimanambola, hier en fin de journée. Cette visite a permis aux responsables de constater de visu l’avancement des opérations et les dispositions prises pour la remise en service de la turbine.
Poussées à fond
D’une puissance comprise entre 15 MW et 18 MW, la TAC 1 devrait permettre de résorber une grande partie du déficit de production encore enregistré par la Jirama. Celui-ci se situe actuellement autour de 25 MW aux heures de pointe. Son retour sur le réseau devrait ainsi contribuer directement à réduire davantage les coupures tournantes à Antananarivo et dans les zones environnantes. La situation s’est déjà sensiblement améliorée par rapport aux années précédentes, le gap entre la production disponible et la demande ayant été fortement réduit grâce aux différentes mesures mises en œuvre. Le défi ne se limite cependant pas à la production. Des contraintes persistent sur le transport et la distribution de l’électricité en raison de la vétusté et de l’insuffisance des infrastructures. Certaines installations du RIA seraient aujourd’hui sollicitées jusqu’à 200% de leur capacité initiale pour répondre aux besoins. L’amélioration durable de l’approvisionnement passera donc également par le renforcement et la modernisation du réseau électrique.
Antsa R.


