Rien n’a changé. Pour ce deuxième jour de fonctionnement de la nouvelle gare routière d’Amoronankona, les embouteillages sont toujours au rendez-vous. Le premier jour, certains usagers de la route voulaient encore croire qu’il ne s’agissait que des difficultés normales liées au démarrage d’une nouvelle infrastructure. Mais après avoir passé près de 2 h 30 pour parcourir une portion d’à peine deux kilomètres, hier, les automobilistes et les riverains ont rapidement déchanté. Sur le boulevard de Tokyo, les bouchons s’étendent désormais sur plusieurs portions. Une situation d’autant plus préoccupante que cet axe a été conçu pour permettre une circulation relativement fluide et rapide. La mise en service de la gare routière semble ainsi avoir créé un nouveau point de congestion dans une zone qui, jusque-là, connaissait une circulation nettement plus fluide. Manœuvres des véhicules, arrêts intempestifs, affluence des passagers et organisation de la circulation semblent se conjuguer pour transformer cet axe en véritable goulot d’étranglement. Sur les réseaux sociaux, la colère monte. Les usagers commencent à partager leurs expériences et à dénoncer ce qu’ils considèrent comme une situation devenue difficilement acceptable au quotidien. La question est désormais simple : quel dispositif a été prévu pour absorber le trafic généré par cette nouvelle gare routière ? Une infrastructure de transport ne peut être pensée uniquement comme un point de départ et d’arrivée des véhicules. Elle doit également tenir compte de son impact sur la circulation environnante. Après deux jours seulement, le constat est déjà préoccupant. Les autorités devront rapidement apporter des réponses et surtout mettre en place des mesures concrètes pour éviter que le boulevard de Tokyo ne devienne un nouveau cauchemar pour les usagers. Un problème de plus à régler rapidement pour le ministère des Transports, alors que les automobilistes, eux, n’ont plus envie d’attendre deux heures et demie pour parcourir deux kilomètres.
D.R


