Demain sera une journée chômée mais payée, à l’occasion de la commémoration du 25 septembre 2025. Une décision qui ravit les écoliers et les salariés du secteur formel ainsi que les fonctionnaires, car leur offre un autre long week-end de trois jours. Une bonne nouvelle, certes, pour une bonne partie de la population, mais qui a également une répercussion sur les entreprises, grandes ou petites.
En faire les frais
Annoncée généralement en début d’année, la liste des jours fériés et des autres journées chômées mais payées prévues pour l’année, permet aux entreprises de se projeter. Elle permet également aux salariés et aux agents de l’Etat de gérer suffisamment à l’avance ces journées durant lesquelles ils n’auront pas à travailler. En font partie les plans à échafauder en vue des longs week-ends ! Mais si pour une raison ou une autre, une journée-surprise chômée et payée fait son apparition en cours d’année, comme c’est le cas pour la journée de demain, il est à prévoir une série de répercussions sur les organisations et autres plannings, mais surtout, un impact économique non négligeable. Aux manques à gagner dans les caisses des entreprises s’ajoutent des charges qui se retrouvent alourdies car les factures et les salaires à payer, eux, restent inchangés sur le tableau des dépenses. Autrement dit, ce sont les entreprises qui en font les frais.
Néanmoins, certains secteurs économiques pourraient quand même tirer leur épingle du jeu. Celui du tourisme et celui de la restauration en font partie. Car un long week-end signifie des clients qui peuvent décider de partir en week-end, des hôtels pourraient enregistrer quelques réservations de plus, des établissements de restauration qui ont de fortes chances de voir arriver davantage de clients. Leurs salariés, en revanche, devront assurer le service, mais ils devront bénéficier d’une compensation en termes d’heures supplémentaires, conformément aux réglementations en vigueur. Cependant, sur ce point également, entre ce que disent les textes et leur application dans la réalité, des écarts, parfois abyssaux, subsistent ! Des salariés qui travaillent lors des journées chômées mais payées, sans être payés en heures supplémentaires, ne constituent pas une exception à Madagascar.
Mais trêve de lamentations ! Laissons ceux qui le peuvent, savourer la journée non travaillée de demain, et laissons ceux qui auront à en évaluer les coûts, à avoir le tournis !
Hanitra R.


