Les manquements aux règles telles que stipulées dans le Code municipal d’hygiène (CMH) seront dorénavant sanctionnés par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) suivant les dispositions prévues par ledit Code, qu’il s’agisse d’amendes ou d’autres sanctions, ou les deux à la fois.
En finir avec l’anarchie
Au vu du comportement de la grande majorité des usagers et des citoyens à Antananarivo, il est à craindre que le nombre d’infractions atteigne des sommets. Que dire, en effet, de ces usagers qui urinent – voire défèquent ! – un peu partout, dans les recoins peu éclairés, dans les canaux d’évacuation d’eaux usées, pour ne citer que cela ? Et qu’en est-il de ces piétons, enfants comme adultes, qui jettent dans les rues leurs mouchoirs usagés, emballages de biscuits ou tout autre déchet qui aurait dû être rangé dans les poches ou les sacs et jeté une fois rentrés au domicile ? Et ne parlons pas de ces automobilistes ou de leurs passagers, ou encore des usagers des transports en commun qui n’ont aucun scrupule à jeter des déchets en tous genres par-dessus les vitres des véhicules ! Autant de comportements d’incivilité à l’origine du triste record d’insalubrité d’Antananarivo.
Quasiment toutes les infractions mentionnées dans le Code municipal d’hygiène sont vues et observées un peu partout dans la capitale, au point de devenir des scènes banales. Nuisances et tapages nocturnes, dépôts sauvages d’ordures, encombrement de la voie publique, constructions illicites, défaut d’entretien des bâtiments ou de ravalement des façades, et bien d’autres encore : la liste est longue. La démarche de la CUA, qui consiste à appliquer les sanctions, vise à en finir avec les incivilités et l’anarchie qui ont longtemps régné dans la capitale. Et au vu de la situation actuelle, il y a fort à parier que les brigades en charge d’identifier les infractions et de récolter les amendes ne chômeront pas. Bien au contraire, elles risquent d’être très vite débordées !
Hanitra R.




