
Coup de filet spectaculaire dans le district de Betroka. Les éléments de la garde présidentielle, dépêchés en renfort tactique dans les zones sensibles du Sud, ont réussi un coup de maître à la fin du week-end. Un dangereux réseau de kidnappeurs spécialisés dans la traque et l’enlèvement de personnes atteintes d’albinisme a été entièrement, ou presque, démantelé.
L’enquête, menée en coordination avec les autorités locales et la justice, a permis l’arrestation de 16 personnes, dont 15 civils et un gendarme en service. L’opération, menée avec une précision chirurgicale à la suite de renseignements précis transmis par le fokonolona local, s’est déroulée au cœur d’une cachette retirée de la commune rurale de Betroka. Au terme de plusieurs heures de traque et d’investigations dans le relief escarpé du Sud, les malfaiteurs sont tombés dans le piège des limiers. Les arrestations se sont enchaînées : un certain Lamboary (enseignant du privé à Betroka) et Abriol (technicien de laboratoire à l’hôpital de Betroka) ont d’abord été cueillis sur place. Leurs dépositions ont mené à Mahaleontany Jean Pierre, dit « Maire », résidant à Ihosy, puis à Fihavy Osman et Franklin. Ces derniers ont désigné deux gendarmes en service à Manombo comme étant les commanditaires.
Attaque à Mahabo
Les aveux de Fihavy Osman ont mis au jour le drame survenu à Mahabo des mois plus tôt. Lors de l’attaque du domicile de la victime pour enlever le jeune enfant albinos, le père de ce dernier avait été tué par balle après avoir poignardé l’un des assaillants. L’enfant enlevé avait ensuite été séquestré. Il est malheureusement tombé gravement malade et décédé durant sa captivité. Fihavy Osman a conduit les enquêteurs jusqu’au lieu d’inhumation. À l’exhumation, les autorités ont constaté l’absence des yeux du petit corps. Fihavy Osman a avoué que, sur instructions, la boîte crânienne du corps sans vie avait été fendue à la hache pour en extraire les globes oculaires. Ces derniers ont été conservés dans du charbon pilé et des sachets plastiques.
L’enquête et la chasse à l’homme se poursuivent sur place pour débusquer d’autres membres du réseau. Quant aux suspects arrêtés, tous ont été transférés à Antananarivo pour une audition approfondie avant leur défèrement. La Présidence a réitéré sa tolérance zéro face à ces crimes odieux.
m.L



Surtout, ne les tuez pas !!:! faites leur manger les yeux de leurs enfants, de leurs épouses ou de leurs ancêtres décédés jusqu’à cela leur sorte par tous les orifices comme les juifs gavés de manne et d’oiseaux migrateurs dans le désert !!!