
Face au déficit d’enseignants-chercheurs et de chercheurs-enseignants, le SECES demande que 300 des 1 000 postes budgétaires encore disponibles pour 2026 soient affectés à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique.
Le Syndicat des Enseignants-chercheurs et des Chercheurs-enseignants de l’Enseignement Supérieur de Madagascar (SECES) tire la sonnette d’alarme quant à la nécessité de renforcer les effectifs dans le secteur. Dans une déclaration effectuée vendredi dernier, le SECES estime que, sur les 1 000 postes budgétaires disponibles pour l’ensemble de la Fonction publique en 2026, 300 devraient revenir aux universités publiques. Une allocation jugée nécessaire pour répondre au déficit de personnel qui touche plusieurs filières. À en croire le syndicat, certaines mentions disposent aujourd’hui de très peu d’enseignants-chercheurs et de chercheurs-enseignants, au risque de compromettre la continuité des formations. Aussi, selon le SECES, le recours au « remplacement numérique » pourrait contribuer à absorber une partie de la pression. Ce qui, toutefois, ne saurait remplacer durablement la présence d’enseignants qualifiés et de chercheurs.
Urgent
Pour le syndicat, renforcer les effectifs doit aller de pair avec une remise à niveau du système. Pour cela, il conviendrait, selon lui, de procéder à un assainissement au sein de leur corps. L’objectif étant de redonner toute sa place et sa « lettre de noblesse » à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique malgache. Le SECES propose ainsi la mise en place d’une task force dédiée à cette cause. L’on pourrait penser que les missions qui incomberaient à cette entité seraient d’identifier les besoins réels, d’évaluer les effectifs et de renforcer la qualité du personnel. « Une démarche qui permettrait d’éviter que le recrutement ne soit réduit à une simple opération comptable », souligne le syndicat. Profitant de l’occasion, il a fait savoir qu’il attend également des avancées sur le paiement des heures complémentaires et des vacations, l’indemnité de recherche et d’investigation ainsi que le reclassement dans le secteur. Il réclame enfin la publication des établissements de santé habilités à prendre en charge les fonctionnaires dans les régions.
José Belalahy




