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dimanche, septembre 27, 2026
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Enseignement supérieur : Traque aux établissements clandestins

Lors de la descente effectuée par les responsables auprès du MESUPRES.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique intensifie les contrôles sur le terrain. Des structures opérant dans l’illégalité ont été démasquées dans la capitale.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES) passe à la vitesse supérieure pour garantir la qualité de la formation universitaire à Madagascar. Dans le cadre de la préparation de la Commission nationale d’habilitation (CNH), les équipes du ministère ont entamé une série d’inspections inopinées afin de vérifier l’existence légale et la conformité des établissements d’enseignement supérieur. Cette démarche fait suite à une réunion de concertation organisée le 24 avril 2026 avec les responsables des institutions privées de toute l’île. Durant cette rencontre, les étapes administratives et les conditions requises pour obtenir une autorisation d’ouverture et une habilitation avaient été expliquées en détail.

Infractions

Malgré ces rappels à l’ordre, les contrôles effectués récemment ont mis au jour de graves manquements. Le 10 août 2026, lors d’une descente menée en compagnie du directeur de l’Accréditation et de l’Assurance qualité, le Dr Rakotoniaina, les inspecteurs ont découvert des situations révoltantes. À Tanjombato, des établissements dépourvus d’autorisation légale, ne disposant parfois d’aucun bureau ni de salle de classe aux normes, lançaient déjà des campagnes publicitaires et incitaient les étudiants à s’inscrire. Face à cette situation, les autorités ministérielles ont immédiatement sommé les promoteurs concernés de se rendre au siège du ministère à Tsimbazaza pour se conformer à la réglementation en vigueur.

Fermeté

Le MESUPRES tape du poing sur la table. Deux offres de formation ouverte et à distance (FOAD) issues du secteur privé ont déjà été fermées pour non-conformité. Le ministère prévient qu’aucune indulgence ne sera accordée aux récalcitrants qui s’obstinent à dispenser des cours dans la clandestinité. Ces pratiques frauduleuses étant également observées dans les régions, le ministère lance un appel pressant aux parents et aux futurs étudiants. Il leur est vivement conseillé de vérifier la légalité de chaque établissement auprès des services compétents avant d’effectuer la moindre inscription ou de verser des frais de scolarité. Pour leur part, les fondateurs d’écoles privées sont sommés de suivre scrupuleusement le parcours légal avant toute ouverture.

Narindra Rakotobe

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