Après une décennie de quasi-paralysie, due notamment à l’instabilité politique, à des problèmes réglementaires, mais aussi à un financement difficile, le secteur pétrolier malgache se réveille avec l’annonce de la reprise de sa production sur le site de Tsimiroro.
Entre de bonnes mains
Annoncée hier par son nouvel administrateur général, le très expérimenté Yanto Sianipar, cette reprise de Madagascar-Oil donne place à une nouvelle ère prometteuse pour l’industrie pétrolière de la Grande Île, avec ce que cela suppose d’impacts socioéconomiques positifs. Une reprise progressive est prévue, avec une production de 300 à 3 000 barils par jour dans un premier temps, ce qui devrait, à court terme déjà, faire du bien aux entreprises déjà clientes de la compagnie, qui vont de nouveau bénéficier de la bonne qualité de fioul lourd livré par Madagascar-Oil. Mais les objectifs n’en resteront pas là puisque Madagascar-Oil envisage de devenir, à terme, un fournisseur stratégique de la JIRAMA. Une éventualité qui aura son pesant d’or dans l’avenir de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, dans la mesure où le recours au fioul lourd, moins cher et plus avantageux que le gasoil, entraînera une baisse des coûts de production d’énergie. Sur le plan économique en général, Tsimiroro permettra de réduire la dépendance aux importations et donnera ainsi plus de compétitivité à la monnaie nationale, grâce à une nette économie de devises. De bonnes perspectives, en somme, pour le secteur pétrolier. Et ce d’autant plus qu’avec l’appui stratégique et financier du Benchmark Group, figurant parmi les compagnies majeures du marché mondial, Madagascar-Oil est enfin entre de bonnes mains pour durer dans le temps et en toute efficacité.
R.Edmond.



