
Morondava, la capitale de la région Menabe, va accueillir, du 28 au 30 juin prochain, la célébration conjointe de trois journées mondiales sur le climat, la biodiversité et les sols.
Du 28 au 30 juin 2026, Madagascar innove en réunissant la Journée mondiale de l’environnement, celle de la biodiversité et celle de la lutte contre la désertification. Cette triple célébration traduit une prise de conscience majeure : les crises écologiques sont liées et nécessitent des réponses intégrées. Déforestation, sécheresse, perte d’espèces… ces phénomènes fragilisent directement les moyens de subsistance des populations. Face à cette réalité, les parties prenantes, dont le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), misent sur des solutions concrètes allant de la restauration des écosystèmes aux pratiques agricoles durables, en passant par la mobilisation des communautés locales. Mais les défis restent importants. La pauvreté, la dépendance aux ressources naturelles et le manque de financements freinent encore la mise en œuvre à grande échelle.
Sous pression
Le choix de Morondava n’est pas anodin. La région Menabe illustre, à elle seule, les contradictions du pays. Riche en biodiversité, avec ses forêts sèches et ses emblématiques baobabs, elle est aussi confrontée à une dégradation rapide de l’environnement. Feux de brousse, agriculture extensive et exploitation du bois sont à l’origine de la dégradation alarmante de l’environnement dans cette partie de l’île. Malgré cela, des initiatives locales émergent. Reboisement, gestion communautaire des ressources, restauration des mangroves sont autant d’actions qui montrent qu’un équilibre est possible. À Morondava comme dans tout le pays, les solutions existent, mais leur réussite dépendra de la capacité à concilier protection de la nature et besoins des populations.
José Belalahy


