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mardi, septembre 8, 2026
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Environnement et Développement Durable : Marie Orléa Vina marchera-t-elle sur les traces de son prédécesseur ?

Une autre femme est nommée à la tête du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

L’éventuelle appartenance de la nouvelle ministre au parti vert est avancée par plusieurs sources. Cela annoncerait-il un retour en force de cette formation politique dans la vie politique malgache ? La passation entre la ministre entrante et la ministre sortante devrait se faire ce jour.

Une nomination qui a surpris plus d’un. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable change de tête avec l’entrée d’une figure inconnue, aussi bien sur la scène politique que dans le domaine de l’environnement, du public. Placée dans ce département stratégique où les efforts d’assainissement, de lutte contre les trafics des espèces endémiques ou encore la lutte contre l’exploitation abusive des ressources forestières sont autant de raisons pour se faire des ennemis, la fraîchement nommée ministre de l’Environnement et du Développement durable aura du pain sur la planche. Elle a toutefois hérité d’un chantier de redressement bien lancé par l’équipe sortante. Ce qui devrait lui être favorable à moins d’en emprunter la même ligne directrice. Dans cette même file d’idées, l’on peut avancer les retours positifs de la récente participation de Madagascar à la COP26, à Glasgow, fruits d’efforts considérables en matière de diplomatie verte.

Ornières. La désormais ex-ministre Baomiavotse Raharinirina a, en effet, été connue pour son « cran » dans la lutte pour l’assainissement aussi bien du domaine de l’environnement en général qu’au sein du ministère lui-même. On peut citer la campagne de lutte contre les trafics des espèces intitulée « tolérance zéro » qui était menée de concert avec les forces de l’ordre et les autres acteurs locaux. Une campagne qui, à première vue, a contribué à faire régresser ces mauvaises pratiques et qui a vu l’engagement des parties prenantes telles que les partenaires techniques et financiers. Pareille chose pour le sujet épineux des bois précieux tels que le bois d’ébène ou encore le bois de rose. La proposition faite par Madagascar en matière de bois de rose a, d’ailleurs, été validée par la CITES. Du côté du bois de palissandre réglementé, les exploitants ont pu procéder à l’évacuation de leurs stocks. Que des aubaines pour la « toute jeune » ministre qui aura désormais sur les épaules « un ministère difficile ». Si des efforts ont été faits, le chemin est encore long pour l’émergence environnementale de Madagascar. À Marie Orléan Vina de faire ses preuves et de prouver que les chefs de l’Exécutif ont bien eu raison de la placer dans ce département ministériel.

José Belalahy

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