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dimanche, octobre 18, 2026
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ESM-DM : Former de nouvelles générations d’exportateurs

Des produits bio mis en vente sur le marché de Toamasina, fournis par les producteurs de Foulpointe, sont également exportables.

Une École Supérieure de Management pour le Développement de Madagascar (ESM-DM) sera mise en place dans le but de former de nouvelles générations d’exportateurs.

La vision de cette école est axée sur l’orientation des jeunes, des entrepreneurs et des leaders à investir dans la production, la transformation locale, la création de valeur et l’exportation, pour assurer un développement réel et durable. En effet, « Madagascar ne peut assurer un développement économique durable en restant principalement un marché de consommation de produits fabriqués ailleurs. Le pays a besoin d’entreprises capables de transformer ses ressources, de créer des emplois, de conquérir des marchés extérieurs et de contribuer directement au développement des territoires », selon les promoteurs de ce projet lors d’une entrevue avec la presse. Il est à noter que les enfants des producteurs œuvrant dans les filières d’exportation, telles que le litchi, dans la commune de Foulpointe, seront privilégiés pour suivre les formations à distance prodiguées par cet établissement. Ces producteurs approvisionnent également le marché de Toamasina en produits agricoles bio. « Les bacheliers méritants qui ont été sélectionnés obtiendront une bourse d’études leur permettant d’étudier gratuitement au sein de cette école », a-t-on appris.

Développement territorial

L’ESM-DM propose notamment des formations professionnalisantes visant à rendre les apprenants directement opérationnels dans des activités allant de la production jusqu’à l’exportation des produits agricoles. « Deux grands axes de formation sont ainsi prodigués aux nouveaux bacheliers : le management pour le business et le leadership pour la gouvernance. L’objectif commun consiste à promouvoir le développement socio-économique de Madagascar en se basant sur le développement territorial. L’entrepreneuriat, le management, la gouvernance, le commerce international, la communication et la capacité à conduire des projets constituent des compétences mises au service d’une même vision », d’après les explications des initiateurs du projet.

Renforcement des compétences

Par ailleurs, d’aucuns reconnaissent que la croissance économique du pays repose sur un développement local. Raison pour laquelle les promoteurs de ce projet s’attèlent également au renforcement des compétences de tous les acteurs appelés à prendre des responsabilités à tous les niveaux (fokontany, collectivités territoriales décentralisées, députation, etc.). Plus concrètement, ils seront formés au leadership et à la bonne gouvernance à travers la promotion d’une culture d’initiative, de responsabilité et de gestion axée sur les résultats. En effet, « gouverner, diriger une organisation ou conduire un projet de développement nécessite des connaissances, des méthodes, une capacité à mobiliser les ressources disponibles et, surtout, une forte culture de l’intégrité et de la responsabilité. C’est autour de cette double ambition que l’ESM-DM construit son projet pédagogique », ont fait savoir ses promoteurs.

Fonds commun

Il est à noter que ce projet est initié par le Directeur général de l’ESM, Lanto Randrianarimalala, qui fournit une infrastructure adéquate, en partenariat avec l’ancien Directeur général du NLIM (National Leadership Institute of Madagascar), spécialisé dans la formation en leadership et en bonne gouvernance au profit des futurs dirigeants. De nombreux enseignants-chercheurs, docteurs et professeurs expérimentés dans ces domaines y dispenseront les cours. Le groupe Faly Export, dirigé par Faly Rasamimanana, contribue, quant à lui, à la formation de ces nouvelles générations d’exportateurs en mettant à leur disposition sa station de conditionnement pour assurer la pratique. Le financement des salaires des enseignants pour la première année académique est également à sa charge. Dans la même foulée, les apprenants bénéficieront d’un fonds commun pour le démarrage de leurs activités, outre l’acquisition d’outils de travail, comme l’application « Holy Appli », servant à assurer la traçabilité de toutes les opérations, de la production jusqu’à l’exportation.

Navalona R.

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