
Afin d’assurer le droit à l’éducation et à l’état civil des enfants malgaches, l’ONG Action Éducation et ses partenaires renforcent la mobilisation communautaire dans les régions Analamanga et Vakinankaratra à travers le projet ANJARA. Réunissant autorités et acteurs locaux d’octobre à novembre 2026, cette initiative vise à éliminer les freins administratifs et sociaux pour qu’aucun enfant ne soit privé de scolarité faute d’acte de naissance.
Dans le cadre du projet ANJARA, l’ONG internationale Aide et Action/Action Éducation intensifie ses efforts pour garantir le droit à l’état civil et à l’éducation des enfants dans les régions d’Analamanga et du Vakinankaratra. Au cours des mois d’octobre et novembre 2026, une série d’ateliers de concertation et de sensibilisation est organisée avec les autorités locales, les services techniques et les acteurs communautaires. Mis en œuvre en consortium avec SOS Villages d’Enfants Madagascar, chef de file du projet, et la Plateforme de la Société Civile pour l’Enfance (PFSCE), ANJARA intervient dans 45 établissements scolaires répartis dans huit communes. L’objectif est d’améliorer l’environnement éducatif tout en renforçant la protection des enfants. Le projet met particulièrement l’accent sur l’enregistrement des naissances et l’obtention des actes d’état civil. Ces documents constituent en effet une condition essentielle à la reconnaissance juridique de l’enfant et à l’accès à des droits fondamentaux tels que l’éducation, la santé et les services sociaux. « Les diagnostics réalisés sur le terrain ont révélé que les difficultés ne sont pas uniquement administratives, mais également liées à un déficit d’information et à une coordination insuffisante entre les différents acteurs concernés », informe Rado Raveloarijaona, directeur pays de l’ONG Aide et Action/Action Éducation.
Concertation
Pour répondre à ces défis, les ateliers réunissent des représentants du ministère de la Justice, du Centre National de l’État-Civil et de l’Identité, des directions régionales, des autorités locales ainsi que des chefs fokontany. Les échanges visent à harmoniser les messages, à clarifier les responsabilités et à définir des stratégies communes de sensibilisation des familles. La première session s’est tenue à Faravohitra les 28 et 29 octobre 2026 pour le Vakinankaratra. La seconde rencontre se tient à Antaninarenina depuis hier pour Analamanga. À l’issue des travaux, des plans d’action communautaires seront élaborés afin qu’aucun enfant ne soit privé de scolarité faute de documents d’état civil. Ces rencontres visent à harmoniser les messages, à clarifier les responsabilités de chaque intervenant et à coconstruire des feuilles de route opérationnelles avant d’engager les campagnes de sensibilisation directe et de communication pour le changement de comportement auprès des familles.
Narindra Rakotobe



