
Loin d’être une simple dépense, la contribution de 500 000 USD de Madagascar au FAD-17 s’inscrit dans un mécanisme de financement dont le pays est lui-même bénéficiaire, à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars.
500 000 USD versés, mais plusieurs centaines de millions mobilisés en retour pour financer le développement du pays. C’est sous cet angle que doit être appréciée la contribution de Madagascar à la 17e reconstitution du Fonds africain de développement (FAD-17). Certes, le mécanisme ne consiste pas simplement à transférer de l’argent malgache vers d’autres pays à faible revenu. Madagascar participe à un fonds commun auquel il a lui-même largement recours. Créé en 1972 et opérationnel depuis 1974, le FAD constitue le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Il accorde des dons ainsi que des prêts à des conditions préférentielles à 37 pays africains à faible revenu, parmi lesquels Madagascar.
Stratégique
La comparaison des montants permet de mesurer l’enjeu. Au titre du FAD-16, Madagascar a déjà bénéficié de 237,37 millions USD de financements, notamment pour le Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce III, l’extension du périmètre du Bas Mangoky II ainsi que des appuis budgétaires. La contribution de 500 000 USD au FAD-17 représente ainsi à peine plus de 0,2% de ce seul volume de financements. Le portefeuille de coopération est d’ailleurs beaucoup plus large. La BAD intervient à Madagascar dans quatre secteurs stratégiques : les transports, l’énergie, l’agriculture et l’industrie. Plusieurs projets sont actuellement financés ou accompagnés par le Groupe, allant des infrastructures routières à l’interconnexion électrique, en passant par l’agro-industrie, la résilience climatique, la gouvernance financière ou encore l’appui à la Zone de libre-échange continentale africaine.
Volontaire
Dans le cadre du FAD-17, Madagascar a participé aux consultations en qualité de pays membre régional. Sa contribution de 500 000 USD a été proposée en tenant compte de son implication dans les orientations du Fonds, mais également de ses possibilités budgétaires et financières. Elle a été approuvée en Conseil des ministres le 3 mars 2026. Il ne s’agit donc pas d’une prise de participation au capital de la BAD, mais d’une contribution volontaire à la reconstitution des ressources du FAD. En participant à cet effort collectif, Madagascar contribue à renforcer la capacité du Fonds à mobiliser et déployer davantage de financements concessionnels. Une logique de solidarité, certes, mais aussi de coopération financière dont Madagascar demeure directement bénéficiaire.
Antsa R.





Et exactement les secteurs qui posent des problemes encore aujourd’hui (50 ans apres la création de ce fonds) : les transports, l’énergie, l’agriculture et l’industrie.
Le probleme, n’est pas qu’il y a des fonds disponible, mais l’usage de ces fonds. S’il y a 30% des moyennes sont détourné, ça ne sert à plus rien. Le Rat se mord dans sa queue.