Face aux coupures de courant de moins en moins prévisibles, mais de plus en plus fréquentes, le principe de précaution est de mise pour prévenir les risques, notamment pour les appareils électriques et électroniques.
Faire sauter les fusibles
Éteindre ou débrancher tout ce qui est alimenté par le courant de la Jirama est une précaution nécessaire, mais pas suffisante. Afin de protéger leurs appareils électroménagers et surtout leurs smartphones, souvent « low bat » à cause du délestage, les gens équipent leurs installations domestiques de fusibles. Et ce, pour éviter les conséquences potentiellement néfastes d’une coupure ou d’un retour impromptu de l’électricité, souvent accompagné d’une baisse d’intensité ou d’une surcharge. En électricité et en électronique, le fusible a pour fonction de protéger des courts-circuits et des surintensités générés par une défaillance de la charge alimentée. En politique, un fusible vise à épargner un responsable haut placé face à la présumée défaillance d’un subordonné qui en a la… charge. C’est le cas de la quinzaine de personnes déférées au parquet, dont trois ont été placées hier en détention préventive. Il s’agit du directeur de l’Administration pénitentiaire (DAP), du chef d’établissement (CE) de la prison d’Avaradrano et du chef de poste d’Antanimora. Le secrétaire général du syndicat des pénitentiaires n’a pas été grillé comme les autres fusibles. En cavale à Dubaï, il a réussi à échapper – au propre comme au figuré – à la surchauffe de la température politique provoquée par le scandale carcéral. Et qui risque de ne plus faire passer le courant entre les hauts responsables de la Justice, en sécurité grâce au système de fusibles, et les responsables en aval du circuit – pour ne pas dire du court-circuit –, qui ne sont pas à l’abri des risques d’électrocution, en dépit des délestages qui font aussi sauter des… fusibles.
R.O




