Face aux réactions suscitées par les récentes arrestations de figures publiques, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, est montée au créneau. Hier, le Garde des Sceaux a fermement balayé les accusations de « chasse aux sorcières » ou d’instrumentalisation de l’appareil judiciaire. « Ici, personne ne s’adonne à la vengeance politique. Il n’y a aucun dessous politique derrière ces arrestations », a-t-elle martelé. Rappelant que le respect de la légalité s’impose à tous, la patronne de Faravohitra est revenue sur les dossiers chauds du moment : l’incarcération de Marie Michelle Sahodrarimalala, celle de l’ancienne députée de Mahajanga, Nina Rahatanirina, ainsi que la mise sous les verrous du colonel Patrick Rakotomamonjy. Concernant les deux premières, la ministre a insisté sur l’absence de tout différend personnel : leurs déboires judiciaires découlent uniquement d’enquêtes ayant établi des infractions flagrantes. Même son de cloche pour le cas du colonel Patrick Rakotomamonjy, pourtant ancien partisan du régime. Pour le Garde des Sceaux, la justice ne fait aucun favoritisme. « Dès lors qu’il est avéré qu’il a tenté d’enfreindre la loi, il doit être poursuivi », tranche-t-elle. À travers cette mise au point, la chancellerie entend réaffirmer l’indépendance de la justice : opposants comme alliés sont logés à la même enseigne. Un signal fort adressé à l’opinion publique.
Julien R.





Ahh personne ne croit les discours de cette ministre teinté de vengeance avec l’ancien régime