
Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation tente d’éteindre une nouvelle controverse impliquant l’entourage du pouvoir.
Dans un communiqué publié hier, le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a formellement démenti l’authenticité d’un document attribuant au palais présidentiel d’Iavoloha le siège social de l’association Fanjiry, liée à Elysa Randrianirina, épouse du chef de l’État. Selon les précisions officielles, l’association Fanjiry est légalement domiciliée au « Lot AMB 173, Ambohitraina Ilafy, Ankadikely Ilafy, Antananarivo Avaradrano », comme l’atteste un document daté du 30 janvier 2026, référencé n° 087/26-MID/PREF.POL.ANT/ASS et signé par l’ancien préfet de police d’Antananarivo, Abraham Rajafetra. Ce document, largement relayé en ligne, est présenté par le ministère comme la seule version valide. L’administration met en garde : « Toutes déclarations contraires à cette information sont fausses et illégales, passibles de poursuites judiciaires », souligne le communiqué du ministère de l’Intérieur.
À l’origine de la polémique, un autre document, portant pourtant la même signature et la même référence, a circulé le week-end dernier. Celui-ci mentionnait comme siège social le palais présidentiel d’Iavoloha, à Antananarivo Atsimondrano. Rapidement viral, ce document a suscité une vague de réactions et de critiques sur les réseaux sociaux, alimentant les soupçons sur une possible confusion entre activités associatives et institutions de l’État. Si le ministère tranche en faveur d’un faux, la coexistence de deux documents identiques en apparence interroge. Elle soulève notamment des questions sur la sécurisation des actes administratifs et la circulation de documents officiels, dans un contexte déjà marqué par une forte sensibilité politique.
Épisodes
Cette affaire s’inscrit, par ailleurs, dans une série récente de controverses touchant l’entourage présidentiel. La semaine dernière, Harifidy Ramanandraibe, alors conseiller technique du chef de l’État, avait publié sur Facebook une liste de dix ressortissants français accompagnée d’un document évoquant un supposé « projet de coup d’État ». Une initiative rapidement désavouée par le service de communication de la présidence. L’ambassade de France avait également réagi, dénonçant une manœuvre infondée. À répétition, ces épisodes fragilisent la communication institutionnelle et entretiennent un climat de confusion. Si les autorités s’efforcent de rétablir leur version des faits, la multiplication de documents contestés et de déclarations contradictoires nourrit un doute persistant dans l’opinion.
Rija R.




