
Année 2026, année de tous les questionnements sur l’état des lieux des festivals majeurs malgaches. L’année dernière, le festival international Madajazzcar a connu un stand-by. De quoi intriguer les mélomanes et les « fans » de cet évènement qui a ouvert la porte à plusieurs jazzistes de la nouvelle génération malgache vers l’étranger, avec un certain succès. Pour Angaredona, ayant mis les bouchées doubles durant les deux dernières éditions, jusqu’à quelque peu dénaturer l’esprit « musique vivante » de la base, rien n’est encore précis. Sauf que les organisateurs « promettent » une édition cette année. D’autant que Tananarive vit des heures difficiles concernant l’affluence et l’intérêt du public. Il y a des hauts et des bas. Si l’ancienne Rencontre du film court, devenue « Madagascourt film festival », s’est tenue en toute discrétion au mois de février. Au revoir la flamme des dix premières éditions, l’espoir est indécis sur la suite de ce projet, qui, comme Madajazzcar, a réussi à ouvrir la porte à l’international à de jeunes cinéastes nationaux talentueux. Pour les comateux, voire laissés pour morts, la liste est étonnante. « Gasy Bulles », « Arondihy », « Libertalia » et d’autres qui préfèrent se faire oublier. Ces festivals, qu’on le veuille ou non, sont les vitrines de la créativité et du génie malgache.
Maminirina Rado




