La réédition de la vraie-fausse journée chômée et payée n’a pas eu lieu, hier, 14 octobre 2026, mais il a été tout de même observé quelques cas d’émission d’avis de fermeture de bureaux, ou d’écoles vaquées dans la capitale. Sans doute en prévision d’un quiproquo et autres cacophonies autour d’une date, celle de la naissance de la République, le 14 octobre 1958, lors du Congrès des assemblées provinciales réuni à l’amphithéâtre du Lycée Andohalo, là où Madagascar est proclamée Etat membre de la Communauté française.
Fête de la Liberté
Si à Antsohihy, l’heure était à l’effervescence autour de la tenue de l’événement, marquant la réinstauration de la célébration du 14 octobre, appelée « Fetin’ny Fahafahana », dans le reste du pays, le 14 octobre 2026 était un jour ordinaire, ou presque, où l’école et le travail ont meublé le programme des citoyens. Hier, journée nullement chômée, était synonyme de dur labeur pour les uns, de train-train pour les autres, où les occupations habituelles restent leurs premières (pré)occupations. Si pour cette année, le régime voulait réinstaurer la fête de la République en « Fête de la Liberté » sans en faire un jour férié, nombreux sont ceux qui espèrent voir cette date devenir à partir de l’an prochain, un jour férié à la hauteur de la valeur que l’on voudrait accorder à cette journée. Seulement, instaurer un jour férié supplémentaire à la douzaine déjà existante pourrait difficilement passer auprès du patronat, des petites entreprises, et même l’informel. Car une journée chômée et payée signifie des heures de travail compromises, voire perdues, ou occasionnant un surcoût qui augmente les charges au sein des entreprises, petites ou grandes. En moyenne, l’année comptait pendant des décennies, environ dix jours fériés à Madagascar. L’inclusion, il y a quelques années, de deux fêtes religieuses en lien avec l’islam dans la liste des jours fériés à Madagascar, porte à une douzaine le nombre de jours fériés dans le pays. En ajouter un treizième sera, forcément, diversement apprécié. Mais nous n’en sommes pas encore là. En attendant d’être fixés sur la question, il serait bien plus bénéfique de faire des jours qui se succèderont, des journées où le sens du travail et l’espoir d’en récolter les fruits, primeront et symboliseront véritablement la Liberté.
Hanitra R.




