La machine est lancée, mais certains rouages manquent à l’appel. Alors que le dernier Conseil des ministres a donné son feu vert pour le coup d’envoi officiel des concertations à la base, le processus de refondation nationale s’accélère. Pourtant, un détail, et non des moindres, retient l’attention des observateurs : l’absence remarquée des représentants du Conseil chrétien des Églises de Madagascar (FFKM) lors des premières étapes cruciales de formation.
En effet, les 5 et 6 mai derniers, une session de formation des formateurs, destinée à piloter cette initiative d’envergure, s’est tenue dans la capitale. Si la société civile, les mouvements de jeunes et les associations de femmes ont répondu présent en masse, les sièges réservés aux chefs d’Églises sont restés déserts. « Le FFKM n’a pas pu assister car une réunion interne impérative se tenait au même moment », nous a-t-on glissé en coulisses. Toutefois, pour tempérer les rumeurs de boycott ou de cassure, on rappelle qu’une rencontre a bien eu lieu la veille, à Mahazoarivo, entre le Premier ministre et les leaders du FFKM. Simple problème d’agenda ou divergence stratégique ? La question reste en suspens dans les salons feutrés d’Analamanga.
Julien R.




