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jeudi, septembre 10, 2026
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Filière or blanc : Seuls 15 % du coton transformé localement

Près de 5 000 acteurs œuvrent dans la chaîne de valeur Or blanc.

La relance de la filière coton, qualifiée d’« or blanc », figure parmi les axes stratégiques prioritaires inscrits lors des Assises régionales pour la relance économique dans la région Atsimo Andrefana.

L’objectif est de soutenir la chaîne de valeur textile tout en promouvant l’industrialisation locale. Historiquement, la culture du coton a été développée par des compagnies étrangères dès les années 50. Trois zones de production majeures ont été identifiées dans la région Atsimo-Andrefana : le Bas Mangoky, le Fiherenana Ambany et Ankazoabo-Sakaraha. En 1972, la société d’État HASYMA assurait la gestion de ces exploitations. À cette époque, Madagascar se hissait au 4e rang mondial en matière d’exportation de coton, enregistrant une performance remarquable avec un rendement atteignant 2,36 tonnes à l’hectare.

Plan de relance

Cependant, la filière a subi un déclin structurel durant plusieurs décennies. Cette chute du volume de production a entraîné une reconversion des exploitants vers des cultures vivrières, faute de rentabilité, sans oublier l’impact de la dissolution de la société d’État HASYMA. Actuellement, seuls 15 % de la production cotonnière sont transformés localement ; la majeure partie est exportée à l’état brut vers Maurice et la Chine, selon les informations du ministère du Commerce et de la Consommation. Un plan de relance de l’« or blanc » a ainsi été mis en place pour redorer le blason de la Grande Île sur la scène internationale. Ce programme prévoit, entre autres, la distribution de semences de qualité pour améliorer les rendements, tout en encadrant les producteurs dans la modernisation de leurs techniques culturales.

Norme BCI

La promotion de l’agriculture contractuelle est également au cœur du dispositif pour faciliter la mise en relation entre planteurs et opérateurs. Lors du lancement de la campagne de commercialisation 2025-2026, l’État a instauré un prix plancher de 1 700 Ar/kg afin de sécuriser les revenus des producteurs. Par ailleurs, six opérateurs ont désormais reçu un agrément pour la collecte, contre quatre auparavant. Malgré ces avancées, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire souligne d’importants défis : l’irrigation, la lutte contre les insectes ravageurs et l’amélioration continue de la qualité semencière. C’est dans cette optique que Madagascar opte pour l’adoption de la norme Better Cotton Initiative (BCI). Ce standard favorise une agriculture durable, respectueuse de l’environnement et résiliente face au changement climatique.

Navalona R.

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