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vendredi, octobre 2, 2026
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Financement climatique : Des réformes crédibles pour attirer davantage d’investissements

Madagascar a participé activement à la 11e Assemblée annuelle de l’AIIB, à Doha, Qatar.

Transformer les engagements climatiques en investissements concrets. C’est l’un des principaux messages ressortis du panel consacré au financement climatique, organisé à Doha dans le cadre de la 11e Réunion annuelle de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB). Les échanges ont mis en avant la nécessité de mieux articuler réformes publiques, préparation des projets, financements souverains et capitaux privés. Pour Ahmed Kouchouk, ministre des Finances d’Égypte et gouverneur de l’AIIB, l’expérience égyptienne dans les énergies renouvelables montre qu’un cadre prévisible reste déterminant. Réglementation stable, plateformes standardisées, investissements dans le réseau électrique, capacités de stockage et participation du secteur privé doivent avancer de manière coordonnée. Il a surtout insisté sur l’appropriation nationale des réformes et sur la nécessité de programmes inscrits dans la durée. Même constat du côté de Muhammad Al Jasser, président du Groupe de la Banque islamique de développement. Selon lui, le principal défi ne réside pas forcément dans l’absence de projets, mais dans leur capacité à être effectivement mis en œuvre. Il a plaidé pour une combinaison d’instruments associant financement souverain, secteur privé, commerce, investissement et cofinancements entre banques multilatérales.

Investissements bancables

Du point de vue des investisseurs, Nargiz Nasrullayeva, membre de l’International Advisory Panel de l’AIIB, a rappelé que la confiance repose sur des conditions très concrètes : flux financiers prévisibles, contrats standardisés, sécurité des paiements, protection contre les risques de change et mécanismes fiables de règlement des différends. Pour Madagascar, ces messages sont particulièrement pertinents, selon le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, lors de l’événement. Les besoins de financement liés à l’énergie, aux infrastructures résilientes, à l’eau ou encore à l’adaptation climatique sont importants. Mais l’accès aux capitaux dépendra aussi de la capacité du pays à présenter des projets techniquement préparés, financièrement viables et soutenus par des politiques publiques cohérentes. Le panel a d’ailleurs insisté sur trois leviers appelés à prendre davantage de place : les garanties, les financements en monnaie locale et les facilités de préparation de projets. Autant d’outils qui pourraient aider Madagascar à transformer plus rapidement ses priorités climatiques en investissements réellement bancables.

Antsa R.

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